Une sélection de blues polars

Le Faucheux de James Sallis – Gallimard, la noire
Un récit original en quatre actes qui représentent des tranches de vie d’un privé noir de la Nouvelle Orléans. Dans un style personnel le héros looser à souhait méne, sans conviction, des enquêtes qui sont autant de prétextes pour décrire l’atmosphère de la ville du croissant. L’auteur nous égraine de bonnes réflexions sur le blues et ses origines.

“Parce que l’esclave noir ne pouvait dire ce qu’il pensait, expliquait-il, il disait autre chose. Il ne tarda pas à dire toutes sortes de choses, qu’il ne pensait pas. Nous appellerons cela de la dissimulation. Mais ce qu’au fond, il voulait dire, c’était cela le Blues” James Sallis vit à la Nouvelle-Orléans et Le Faucheux est son premier roman.

Meurtres au Lone Star Café de Kinky Friedman – Rivages noirs
Il faut quelques pages pour s’habituer à la plume de Kinky. Il faut dire que je l’avais laissé aux années 70, à ses guitares et à son album “Lasso from El Passo” (Pochette parodie d’un paquet de Camel). Finalement son style ressemble beaucoup à sa musique.
C’est Kinky, himself, qui est sur le sentier de la guerre qui le conduit dans l’antre de la musique new-yorkaise, le Lone Star Cafe. La Psychose envahie les groupes de country en tournée depuis qu’un maniaque a décidé de les éradiquer. Il serait peut-être temps que Kinky reprenne sa guitare.

Une poire pour la soif de James Ross – Série noire
L’action se passe en Caroline du nord dans un roadhouse pendant la grande dépression. L’esprit blues garanti, l’auteur y mentionne même le fameux Malted-Milk, c’est tout dire… les acteurs de cette histoire amère sont pourris jusqu’à la couenne, autant protèger ses arrières… et pour en rajouter un peu, ils n’arrêtent pas de se piquer la cruche.
C’est grâce à ce genre de roman noir, qui dépeind par petites touches la vie rurale du sud (la Caroline du nord c’est déjà le sud), que l’on assimile mieux ce que pouvait être l’ambiance et la mécanique psychologique du Blues.

Écrits perdus 1968-1977 de Jim Thompson – Rivages noirs
Jim Thompson le roi déchu du Pulp est dans la dèche, le style ne fait plus recette. Il envoie plusieurs échantillons de ses futurs romans aux agents et éditeurs, mais rien n’est retenu et rien n’est publié, l’ensemble de ces textes est justement le contenu de ce recueil. l’auteur s’enfonce dans un délire jouissif, sans retenu, du Tarantino avant l’heure à savourer sans modération…

Prisonniers du ciel, Black cherry blues, Une saison pour la peur de James Lee Burke – Rivages noirs
La saga de Dave Robichaux, ancien flic de New-Orleans, toujours mélé à de sales affaires.
Ces aventures sont dépeintes dans des romans fleuves qui laisse la part belle à une description de la nature du bayou. Ce qui se fait de mieux, en tous cas ça y ressemble, sur la vie dans notre Louisiane profonde.

Tir aux pigeons de James Crumley – Serie Noir
Pendant l’été 1983, un ami de James Crumley lui demande d’écrire un scénario. comme ça se passe souvent l’argent disparu et le film ne s’est jamais tourné. Mais le scénario existe et Crumley nous raconte une superbe qui se déroule South of the Border.

Le Dahlia noir de James Ellroy Rivages/Noir
Basé sur une histoire vraie, un chef d’oeuvre qu’on ne présente plus…

En cherchant Sam de Patrick Raynal Gulliver – Flamarion
Une intrigue qui est un prétexte pour un road book sur la route du blues vu par un Frenchy. Un roman qui vous aidera à préparer votre voyage.

Speed Queen de Stewart O’Nan
Encore un road book jusqu’au boutiste du côté de la route 66. Druggs, cherry slush et fast-cars. En prison, l’héroïne enregistre son histoire sur des cassettes qu’elle veut envoyer à Stephen King.

 

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