Tout le monde chante du Robert Johnson

Anthologie

On peut se procurer relativement aisément un CD reprenant la totalité des enregistrements réalisés par Robert Johnson : « The complete recordings : Robert Johnson » (Discorama/Lama Music, 2002).

Nombre de bluesmen ont, depuis, joué ses chansons. Plusieurs ont même bâti leur carrière entière sur les reprises de Johnson. On songe à Elmore James, Johnny Shines, Homesick James…Chronologiquement, quelques musiciens blancs (blues et rock), et non des moindres, ont fait de même quelques années plus tard et continuent d’interpréter ses blues aujourd’hui. Voici une sélection de morceaux de Johnson repris par des musiciens relativement connus, des années 1960 à nos jours :

Elmore James : “Standin’ at the crossroads” (alias “Crossroads”) et “Dust my broom” sur l’album “The very best of Elmore James” (Rhino, 2000);
Mickey Baker: “Sweet Home Chicago” et “Terraplane Blues” sur l’album “Mississippi Delta Blues” (Barclay 1973 pour le vinyle, Verve 1993 pour le CD);
Taj Mahal: “Sweet Home Chicago” sur: “Recycling the blues & other related stuff” (Columbia-CBS 1972, vinyle) ou “Come on n my kitchen” sur “An evening of acoustic music ¯ Taj Mahal” (Tradition & Moderne, 1999);
John Mooney: “Travelin’ Riverside Blues” sur “Dealing with the Devil” (Ruf Records 1997);
Rory Block: “Hellhound on my trail” sur ”When a woman gets the blues” (Rounder Records 1995);
Bob Brozman: “Love in vain” sur “Hello Central… give me Dr. Jazz” (Sky Ranch Records 1992);
Ry Cooder: “Crossroads” sur “Crossroads” (Warner Bros. Rec. 1986);
Eric Clapton: “Walking Blues” sur “Unplugged” (Reprise Records 1997), ou “Kind hearted woman” et “Crossroads” sur “Blues” (Polydor 1999);
Rolling Stones: “Love in vain” sur “Stripped” (Sun Shine People 1996) ou sur “Got yer Ya-Ya’s out!” (London Production, 1969).

Robert Johnson a également connu une certaine postérité au cinéma. Le film « Crossroads » réalisé par Walter Hill en 1986 fait explicitement référence au mythe blues du carrefour. Et c’est Ry Cooder qui en a dirigé la partie musicale, avec le concours d’une belle brochette de talents contemporains.
« Oh Brother », des frères Cohen, aborde également l’histoire, mais ne fait que l’effleurer en passant : c’est la rencontre des trois Blancs en cavale avec un musicien noir prénommé Tommy au croisement de deux routes. Les frères Cohen se réfèrent donc explicitement à Tommy Johnson et non à Robert.
Un autre film qui a eu son heure de gloire, « The Blues Brothers », de John Landis avec John Belushi et Dan Aykroyd dans les rôles titres, parle peu de Robert Johnson mais lui rend tout de même hommage indirectement, via le concert qui clôture le récit : le long blues endiablé que jouent Matt Murphy et les Brothers est en effet une reprise de « Sweet Home Chicago », de Johnson.

 

les 5 derniers articles de BlindMichel

0 Commentaires

Laisser une réponse

Contact

We're not around right now. But you can send us an email and we'll get back to you, asap.

En cours d’envoi
DOCTEUR BLUES © 1998 © 2016

Vous connecter avec vos identifiants

Vous avez oublié vos informations ?