The Jukes Joint au Parisian Juke Joint

Chroniques de concert

En ce jour de Fête des Pères, le One Way avait eu la judicieuse idée de convier la formation Batave des Jukes Joints. Cet ensemble bien rodé est sur les routes d’Europe depuis vingt ans passés ; le quatuor s’est déjà fait remarquer favorablement à Cahors, aux 4 Ecluses, à Beauvais et à Ballyshannon entre autres. Formé par le batteur mandoliniste chanteur et road manager Peter Kempe, secondé par le guitariste Michel Staat, le bassiste Peter Van de Merode et de John Van Broek alias Sonny Boy qui officie à l’harmonica, à l’accordéon à boutons et également comme chanteur en second, la formation a livré un show d’excellente facture en cet après midi orageux.

Si on fait abstraction du chant, Peter n’est pas un chanteur d’exception mais il a l’intelligence de ne pas en rajouter ; c’est par son éclectisme et surtout par son dynamisme que la formation excelle. Capable d’excellents passages sur des Blues à la Gallagher, sur des boogies enlevés menés généralement par le guitariste surnommé justement Boogie Mike, le quatuor est aussi très à l’aise sur des blues lents et terriens qui permettent de couper le rythme endiablé. Mais la particularité de ces hollandais bien sympathiques reste leur disposition à jouer quelques pièces Cajun et surtout du Rock and Roll louisianais. La formation semble capable d’aborder un répertoire à la Jamie Bergeron ou à la Jimmy Thibodeaux. Cette facilité permet une ambiance simple, festive comme on aimerait en entendre plus souvent.

Les Jukes Joints sont bien sûr aussi capables d’utiliser des standards issus du Chicago Blues, John « Sonny Boy » étant très à l’aise sur des reprises de Little Walter et Muddy Waters. Peter Kempe outre ses baguettes et son micro, est aussi un mandoliniste redoutable, capable d’offrir d’excellentes pièces Folkabilly et même de bifurquer sur des airs appalachiens en solo ou avec l’appui discret de sa section rythmique. Mais c’est cependant sur les pièces louisianaises qu’ils se sont fait remarquer en conjuguant des originaux provenant de la plume de Kempe, à des standards du meilleur effet. Mention donc aux quelques boogies bien épicés, ainsi qu’aux compositions « Jenny Lou », « Mojo Hand » qui permettra d’impliquer le nombreux public, « Boogie at Midnight » et surtout « Truck Driving Man », titre qui offre des réminiscences de Tonio K.
Un excellent après midi en compagnie d’un band simple, spontané, festif et visiblement heureux de s’être déplacé du Zeland. Une bonne réussite.

Le Kingbee
Photos : Miss Béa

 

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