Talking Trash Lookey Dookey

Talking Trash Lookey Dookey – Crypt Records
Voici une compilation géniale de Black Rock n’ Roll dans ce qu’il y a de plus sauvage. L’album est constitué de singles pratiquement introuvables ou alors hors de prix. Quelle joie de pouvoir les écouter et de les savourer. La majorité des artistes compilés est méconnue, mais on retrouve toutefois Rudy Ray Moore, Billy Lamont, McKinley Mitchell ou King Coleman bien souvent sur d’obscurs labels.
Si Little Richard a compté de nombreux imitateurs, Bunker Hill en fait partie ; il nous balance avec sauvagerie son « The Girl Can’t Dance » chanté d’une voix rageuse, à la limite de la rupture. Idem avec Guitar Crusher avec « The Monkey » titre dans lequel l’ombre de Little Richard semble planer encore une fois.
On retrouve aussi des groupes vocaux qui ne ménagent pas leur peine pour nous offrir des morceaux qui déménagent un max, premier exemple avec « Run Along Baby » des Premiers, sans oublier les Continentals avec leur percutant « Don’t Do It Baby ». Le gospel est également à l’honneur avec le Reverend Lofton & His Lovely Travellers et leur « Look to Jesus », du gospel qui dégage une intensité comme rarement entendu, un régal !
Mc Kinley Mitchell, le chanteur de soul, nous distille un sublime rock avec « Rock Everybody Rock ». Le Rhythm and Blues n’est pas oublié avec le formidable « She’s Leaving » de Little Cameron qui a joué au sein des Kings of Rhythms. « Hear Me Now » de Billy Lamont ressemble étrangement au Bonie Moronie de Larry Williams, tandis que Portuguese Joe essaie tant bien que mal d’imiter l’enfant terrible de Macon avec « Teenage Riot ». King Coleman est habitué à nous offrir des titres destinés à la danse, « Alley Rat » n’échappe pas à la règle avec une voix pouvant rappeler Screamin Jay Hawkins. Comment ne pas craquer en écoutant Evelyn Freeman et son démentiel « Didn’t It Rain », savant mélange de Rhythm and Blues et de gospel ; ce titre sera un énorme succès durant les sixties et sera très bien placé dans les charts. Le Rock and Roll est superbement représenté avec Rex Garvin et son étourdissant « Oh Yeah ! » au tempo infernal. Au rayon des mentions, n’ignorons pas Bobby Long avec « Mojo Workout » tandis que « Bermudas » de Big Jay Mercer est à mi chemin entre Rock et R&B. Cette formidable compilation nous permet donc de découvrir des trésors oubliés pour notre plus grand bonheur. Cette réédition avait été éditée par le label Crypt en 1999 et est à nouveau disponible.
On peut la trouver chez Lenox Records et Black Cherry Blues, excellents disquaires de la Capitale.

http://www.cryptrecords.com/

Henri Mayoux

 

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