Skeets McDonald

Skeets McDonald – Heart Breakin’ Mama – Bear Family
Enos Williams McDonald est né en 1915 dans l’Arkansas. Il doit son surnom « Skeets » à la suite d’une rencontre inopportune avec un essaim de moustiques affamés. Il commence très jeune la guitare, se contentant de jouer dans les kermesses et fêtes locales. A l’instar de son frère aîné Steve, il décide de monter au nord du pays où la main d’œuvre est recherchée. Après avoir goûté aux joies du montage à la chaîne dans des usines du Michigan, il trouve plus reposant de jouer de la guitare et intègre The Lonesome Cowboys en compagnie des frères Buffington…
Après un mariage guère plus long que la vie d’un papillon, Skeets est appelé pour sauver le monde ; il se retrouve à jouer au petit soldat en cette période tourmentée en Afrique du Nord et en Asie où il finira cantonné à Okinawa. A sa démobilisation il se remarie et intègre Johnnie White & The Rhythm Riders. En 1950, il met en boîte trois titres pour Fortune, puis répète la même chose l’année suivante pour London (les masters seront vendus à Mercury). En 1951, il s’établit avec sa nouvelle famille à Los Angeles, joue pour quelques radios et se fait remarquer dans l’émission TV « Hometown Jamboree » ce qui lui permet de signer pour Capitol où il restera jusqu’en 1959 après avoir enregistré 31 disques et un album.
Skeets atterrit ensuite chez Columbia qui cherche à régénérer son catalogue country, il y restera jusqu’en 1966, connaissant encore quelques hits comme « Call me Mr. Brown » et sera aussi un attitré du Grand Ole Opry.

Il quittera la Columbia en 1966, la country devenant alors trop pop à son goût. Skeets enregistrera un dernier 45 tours en 1967 pour le label Uni avec l’excellent « Old Indians Never Die ». Le label Bear propose 33 titres (pour une durée approchant les 80 minutes) piochés avec soin parmi les sessions Fortune, Capitol et Columbia. Le compilateur a essayé de suivre une piste chronologique qui permet d’apprécier l’évolution du style de McDonald.
Le présent disque explore les rives du hillbilly oscillant entre Rodgers et Frizzell, flirte parfois avec le honky tonk puis s’aventure vers le hillbilly rock et finit par exploser avec quelques pièces rockabillies du meilleur tonneau tel « You Oughta See Grandma Rock » et l’excellent « Heart Breakin’ Mama ». Signalons aussi quelques reprises bien senties : « Don’t Push me Too Far » (d’Eddie Miller et remis au goût du jour par l’auteur du livret intérieur), « You Gotta be me baby » (George Jones), « Gone and Left me Blue » (Johnny Bond). On ne peut citer la myriade d’accompagnateurs qui secondèrent au fil des ans McDonald, signalons parmi les principaux : Grady Martin, Joe Maphis, Eddie Cochran, Jimmy Bryant et Hank Garland (guitare), le regretté Buddy Harman (batterie), et l’accordéoniste pianiste Billy Liebert.

Cité parmi les « Héros Oubliés du Rock and Roll » de Nick Toshes, Skeets donne un aperçu de l’évolution musicale américaine durant les fifties. A noter l’excellent livret intérieur (32 pages) provenant de l’éminent Deke Dickerson ainsi qu’une superbe discographie. Les propriétaires du coffret (5 cd box set) « Don’t Let the Stars Get in Your Eyes » édité en 1999 pourront faire abstraction de cette galette, libre aux autres de s’y intéresser.

http://www.myspace.com/skeetsmcdonald

Le Kingbee

 

les 5 derniers articles de kingbee

0 Commentaires

Laisser une réponse

DOCTEUR BLUES © 1998 © 2016

Contact

We're not around right now. But you can send us an email and we'll get back to you, asap.

En cours d’envoi

Vous connecter avec vos identifiants

Vous avez oublié vos informations ?