Sean Taylor, Flood & Burn

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Sean Taylor • Flood & Burn • Autoproduit

“Don’t Judge a Book by its Cover” écrivait George Eliot dans The Mill on the Floss en 1860. Depuis nombre de bluesmen dont Bo Diddley ont repris la sentence à leur compte. Tout ça pour annoncer que la cover du dernier Sean Taylor est particulièrement hideuse. On y voit un feu sur fond noir. Ceci dit le contenu est admirable. Guitariste, pianiste, chanteur, harmoniciste, songwriter, Sean Taylor a la nonchalance assurée des artistes surdoués qui, loin de chercher à prouver quoi que ce soit, trouvent leur équilibre dans une quête créative ininterrompue.

Il a tout, comme le souligne Eric Bibb ; du troubadour moderne par excellence. Souvent comparé à John Martyn, Bruce Springsteen ou Bob Dylan, il est vrai qu’il y a en lui cette attitude innée de conteur d’histoires. Des histoires parfois heureuses, parfois sombres, sérieuses ou légères, mais toujours teintées de poésie. Sean Taylor est pétri de talent, de simplicité et de musicalité. Ses chansons sont si habilement composées qu’il serait bien difficile de dire si la musique est là pour mettre en valeur le texte ou vice-versa.

A seulement 34 ans, ce natif de Kilburn dans le nord-ouest de Londres, a participé quatre fois au Festival de Glastobury et a ouvert pour les Neville Brothers, George Benson, John Forgerty, Robert Cray ou Tony Joe White pour n’en citer qu’une poignée.

Désormais reconnu par ses pairs au pays d’Albion, comme un incontournable de la scène britannique, Sean Taylor franchit pas à pas les frontières et exporte son brillant répertoire aux Pays-Bas, en Australie, en Suisse et désormais en France. Il sort maintenant son huitième album à seulement 34 ans, rappelons-le, Flood & Burn, enregistré et produit par Mark Hallman à Austin où ont été également conçus ses quatre précédents albums.

Sean Taylor est un artiste sensible et authentique sur lequel il faudra désormais compter, où chaque chanson devient un instantané du monde dans lequel nous nous laissons porter volontiers. Un monde qui marie la chanson à texte, le folk, le blues et l’americana. Auteur compositeur de tous ses titres il se permet de reprendre Heartbreak Hotel de Tommy Durden et Mae Boren Axton qui pour la petite histoire co-écrivit cette chanson pour s’acheter une voiture avant de la proposer à Elvis qui en fit le tube que l’on sait. Sean Taylor, du haut de ses 34 ans, reprend le titre mais recompose la musique en un blues lancinant sans paraître un seul instant ridicule, transformant le hit du King en un blues épique.

Quant au CD, il débute par une ballade folk allant doucement vers l’acmé du titre, vers une rédemption accompagnée d’un sax langoureux. Il n’y a plus ici que la voix de Sean Taylor et le sax tenu de main de maître par Joe Morales. Le second titre est plus dans la veine americana laissant jouer les paroles en contre de la basse de Mark Hallman, le producteur, tel un battement de cœur avec la guitare en contrepoint et tenue par Taylor lui-même. Le titre suivant est très jazzy avec cette voix remarquable de Sean Taylor qui prend aux tripes. Tout le reste du disque se déroule en nuances tempérées.

Claude Dannic
photo : Kim Ayres

Promotion France : Marina Daviaud – 06 88 76 67 13 – marina@ontheroad-again.eu

www.seantaylorsongs.com

https://www.facebook.com/seantaylorsongs/

 

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