Sean Costello, un Météor dans l’Espace !

Sean Costello Live, le 4 mai 2004 à L’Espace Blues, Paris
Sean Costello est un jeune guitariste originaire de Philadelphie. A l’age de 9 ans, sa famille s’installe à Atlanta. En 1994, Sean gagne le « Blues Talent Contest ». Il va monter sa propre formation, en tournant occasionnellement pour Susan Tedeschi. En 1996, Sean sort son premier bébé « Call The Cops », suivi quatre ans plus tard de « Cuttin’ In » chez Landslide Records. Le jeune guitariste sera même nominé aux W.C. Handy Award comme meilleure révélation.

En 2001, sortie de l’album « Moanin for Molasses » très certainement le meilleur des trois opus. Mais on le découvre sur deux plages dans « Return of a Legend » de Jody Williams , l’un des meilleurs album de l’année, sur le label Evidence, label qui n’est plus distribué en France sauf magasins spécialisés. Les progrès de Sean sont constants, on a le droit à du Jump mâtiné de West Coast où viennent s’entremêler quelques touches funky dans une ambiance assez fifties. Le style de jeu de guitare peut faire penser à Tiny Grimes voir à Charlie Baty des Nightcats. Il convient de rappeler que Sean a tout juste 25 ans, et si les albums sont en progrès constants, on ose espérer mieux avec un peu plus de maturité.

Le concert : Sean officie devant une salle comble, il s’agit de son premier passage à Paris. Il a déjà joué dans le nord aux 4 écluses et à Bordeaux. Le band est formé d’une impeccable section rythmique black composée du bassiste Mevin B. Zachary (Marie Georgie) et du batteur Terrance N. Prather (originaire d’Atlanta). Au clavier c’est le jeune Aaron Wanchope qui vient adoucir et mettre du liant à la sauce. Les deux premiers morceaux semblent être quelque peu hésitants, avec deux cordes cassées sur les 2 guitares (pas étonnant vu l’humidité et le voyage, car les 4 musiciens sont venus de Belgique en fourgon accompagné par Jan) peut être aussi un problème de réglage à la basse, car je pense que Mevin ne doit pas utiliser le genre d’ampli proposé par l’Espace B. La magie commence à s’opérer à partir du troisième titre pour monter jusqu’à la fin du premier set. Costello reprend quelques uns de ses titres avec des reprises très intéressantes Smokey Robinson, Johnny Guitar Watson, et plus surprenant encore une reprise de « Greasy Spoon » de Mel Brown. Vraiment quelle claque ! Je suis réellement surpris par la qualité du spectacle proposé rien à voir avec tous les guitaristes américains dixiefrodiens vus ces derniers temps. De plus Sean, sans en rajouter, tient très bien la scène.
La dernière partie du concert est une excellente Jam ou vont se succéder Pascal Fouquet (Hoodoomen), Fred Chapellier, Mauro Serri aux guitares. J’apprécie particulièrement le jeu de Sean avec celui de Pascal, les deux guitaristes me semblant être particulièrement bien en phase. Bruno Leprince à l’harmonica s’intègre parfaitement sur les deux derniers titres. Il faut dire que Bruno est un excellent accompagnateur, sobre, et formé par Michel Herblin dont il a retenu l’essentiel.
On est désormais en droit d’espérer un prochain disque en Live de Sean Costello, car le niveau et l’enthousiasme, par rapport aux cd, me semblent avoir grimpés d’un cran. Vraiment une excellente soirée et je ne peux que conseiller aux amateurs d’aller voir ce band.
A noter le rôle de Pierre Hug dans le bon déroulement de ce concert, Pierre sait se faire discret mais je me dois de remarquer que ses oreilles ont du répondant.

Le Kingbee

 

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