Roy Lee Johnson Plays the Blues

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Roy Lee Johnson – When a Guitar Plays the Blues – Bear Family
Né en 1938 en Georgie, Roy Lee Johnson a débuté sa carrière au sein des Brossettes, un petit orchestre spécialisé dans les happenings dans lequel figurait Robert Ward. En 1961, Roy passe à l’étape supérieure et intègre l’ensemble de Piano Red (alias Dr. Feelgood) en compagnie de Beverly Watkins (seconde guitare) Curtis Smith, Howard Hobbs (basse) et du batteur Bobby Lee Tuggle. Le « Petit » Roy Lee passera professionnel dès l’année suivante et fera partie des Interns du Doc pendant quelques temps.
Puis le garçon enregistrera sous son nom chez Okeh et sa maison mère Columbia. Après avoir coupé les ponts avec le bon vieux Docteur, Johnson deviendra musicien de session avec un passage remarqué dans les Shoals. Repéré par Jimmy Johnson, il intègre ensuite la Stax et met en boîte l’album éponyme Roy Lee Johnson & the Villagers en 1973. A la fin des seventies, on retrouve Roy Lee chez Malaco ; en 1998, grâce au producteur et ami de longue date Bill Lowery, il enregistre un album pour Southern Tracks alors qu’il n’avait rien gravé sous son nom depuis 7 ans.

En Europe, Roy Lee a été invité pour la dernière du Festival d’Utrecht. Ce bluesman a aussi la particularité d’avoir eu un titre (« Mister Moonlight ») repris par les Beatles et les Merseybeats. Soyons clairs, après 3 premiers morceaux aux effluves exotiques et au parfum trop entêtant et trop « bling bling », dont le fameux « Mr Moonlight », c’est un véritable déluge de blues, de rhythm and blues et de deep soul que nous propose ce talentueux guitariste. Que cela soit sur les titres de soul langoureux ou sur de la soul énergique pouvant largement rappeler le talent de James Brown, du rhythm & blues ou des pièces blues, Roy Lee fait presque mouche à chaque coup. Les 26 plages (il y a une alternate) ont toutes été enregistrées entre 1961 et 1968. Le compilateur a eu la bonne idée d’ajouter 4 inédits de Curtis Smith qui viennent se greffer aux 7 de Johnson. Parmi les accompagnateurs, nous retrouvons quelques noms reconnus comme les sax « Boots » Randolph et Grady Jackson, le batteur Ernest Hike et le bassman Booker T Lowe qui rejoignent les musiciens précités.
Mention à l’impayable et Brownien « Busybody », aux titres tempérés comme « Too Many Tears », « Nobody Does Something for Nothing » et aux blues dévastateurs comme « When a Guitar Plays the Blues », « Stanback Headache Powder », « Guitar Man ». 72 minutes de bonheur contagieux agrémenté d’un excellent book notes de 40 pages.
Un superbe digipack fortement conseillé, disponible chez Black Cherry Blues.

Le Kingbee

 

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