Rockin’ this joint tonight

Kid Thomas, Add… – 2001
De son véritable nom Tommy Louis alias Tommy Lewis alias Kid Thomas, le Kid est né en 1934 à Sturgis (Mississippi). A l’age de sept ans, il émigre à Chicago en compagnie de sa famille. Tommy va prendre très tôt des cours d’harmonica avec Little Willie Smith, en échange de cours de batterie, qui était l’instrument de prédilection du Kid. Durant les années 40 et 50, le Kid multiplie, tant bien que mal, les prestations scéniques. Pendant les années 50, il va collaborer avec Muddy Waters, Elmore James, Bo Diddley, jusqu’à ce qu’il se produise enfin sous son propre nom.

En 1955, le Kid prend conscience qu’un 45 t. serait bien utile, afin de mieux se promouvoir, le bouche à oreille ne suffisant plus. C’est ainsi qu’il va se « pointer au flanc », dans les studios de King-Federal dans le but d’enregistrer. Ralph Bass accepte de le prendre, à condition que Thomas trouve des accompagnateurs réguliers. Il va aussitôt penser à Little Willie Smith pour s’occuper des drums, à J.James pour la guitare, le pianiste restant un illustre inconnu. Les résultats de ces sessions sont gravés sur un 45t. Federal (12298). En 1956, après de nombreux désenchantements, le Kid tourne un peu avec Hound Dog taylor. La même année, le kid fait la connaissance de Little Richard dans un hôtel. C’est leur vague ressemblance et surtout leur coiffure presque similaire et si particulière qui rapproche les deux hommes. Pendant la fin des années 50, Thomas sert souvent de première partie à Magic Sam et Otis Rush. Après avoir posé quelques jalons à Wichita et à Denver, il va atterrir à Los Angeles en 1958. L’année suivante Thomas rencontre George Mottola qui a ses entrées chez Modern Records. Le kid va enregistrer quelques petits succès : « Goodnight my love » et surtout « Rockin’ this joint tonight ». Mais Mottola est trop accaparé par sa vie professionnelle et va le diriger vers Brad Atwood, patron du label TRC Transcontinental. Mais le kid manque de chance : juste avant une série de promotions télévisées, le label TRC fait faillite presque aussitôt. Au début des années 60, notre harmoniciste enregistre une poignée de microsillons pour le label Muriel, une petite maison de disques basée à L. A. ; toujours à la même époque, il participe à de multiples concerts sur la scène locale. Le Kid a aussi la chance de jouer dans les soirées prisées et huppées de l’acteur chanteur Dean Martin qui est réputé pour payer correctement. Tommy joue désormais sous le nom de Kid Thomas & The Rhythm Rockers en compagnie de Lloyd Glenn au piano (entendu avec Big Joe Turner et Lowell Fulsom) et du guitariste Joe Bennett. Ensemble, ils gravent un microsillon sur le label Cenco qui coule lui aussi.
Au cours d’une interview organisée par Darryl Stolper en 1969, Thomas fait part de nouvelles possibilités en Angleterre ; une compagnie anglaise semble fortement s’intéresser à lui. Mais la malchance le poursuit sous la forme d’un accident de la route. Le Kid écrase un jeune cycliste de 10 ans. Thomas possède plusieurs permis, parfois sous un faux nom, mais surtout tous sont périmés. Au cours de sa mise en examen, Le Kid est atteint de plusieurs balles, tirées par la main du père vengeur. Il décède à l’Hopital de Beverly Hills le 12 avril 1970.

« Adds… »
Ce Cd est sorti en 2001 sur le label anglais Rescue Records Limited. Il regroupe 21 titres de Kid Thomas pour une durée de 59 minutes. Il résume parfaitement l’œuvre du Kid en intégrant quatre titres du label Muriel, les deux de Cenco et 2 du label TRC. Le reste des titres est inédit ou issu de diverses petites compilations. Dans les années 70 JSP a sorti deux albums de Kid Thomas, en 1993 les américains d’El Diablo avaient réalisé une bonne compilation qui usait de plusieurs prises alternates selon les morceaux choisis. Rescue a magnifiquement capté l’essentiel, il ne manque que « You heard what I said » et la version de « Jeanie, Jeanie, Jeanie » dont Thomas est co- auteur. Certaines plages sont typiques du blues californien de l’époque. Certains titres peuvent faire penser à Slim Harpo ainsi qu’au Rock cajun. Panic Record a sorti en 2004 une compilation « L.A. r’n b » ou le titre « You heard what I said » avait été choisi. Ce CD avait été chroniqué en Décembre 2004 sur le site.

Le Kingbee

 

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