Philipp Walker Band au Méridien

Pendant que l’équipe de France prenait une correction contre son homologue batave, j’avais opté pour une visite au Jazz Club Lionel Hampton où se produisait le toujours excellent Philipp Walker. Un large portrait du principal intéressé ayant déjà été brossé sur le site, nous ne reviendrons donc pas sur le parcours du guitariste. Après un passage de 3 jours à Châtellerault, c’est au Méridien que Philipp Walker se produisait pour une semaine.
Près de dix ans que je ne l’avais pas vu sur scène mais le bonhomme est toujours bien présent. Guitariste délicat et sobre, Walker n’est pas le genre de guitariste à en rajouter, il va à l’essentiel. Bénéficiant d’accompagnateurs solides au poste, Walker fera son entrée au bout du troisième titre avec un « Goin’ Down to Louisiana » qui vous donne l’impression d’avoir un crapaud buffle sous votre siège. La formation enchaînera avec un imparable « Linda Lu », immortalisé jadis par Ray Sharpe. Trois heures durant, le groupe égrènera standards et coups de cœurs du Maestro (visiblement aucune playlist n’avait été préparée).


Philipp Walker et Jean-Pierre Duarte


Philipp Walker


Jean-Pierre Duarte, Craig Erickson Kimbrough et James Thomas à la basse

Au rayon des accompagnateurs, signalons les excellentes prestation de la section cuivre formée de Hollis W. Gilmore au sax (son père a joué pour Lowell Fulson, Pee Wee Crayton, Jimmy McCracklin et Philipp Walker entre autres) et du trompettiste Alonzo Campbell (un ex Little Milton) qu’on ne présente plus. La section rythmique était l’œuvre du bassiste James Thomas, membre du groupe depuis de longues années et du batteur Craig Erickson Kimbrough. Les ivoires étaient confiés à Leon Blue qui adoucissait la sauce tout en s’offrant un ou deux boogies dévastateurs. Cerise sur le gâteau, Jean-Pierre Duarte avait été convié par Philipp à la guitare sur la totalité du concert du soir. Guitariste fin et subtil, Jean-Pierre n’a pas le besoin « d’en foutre partout » pour impressionner, les phrasés sont presque chirurgicaux.
Une réussite totale, devant un public abondant comme rarement jusqu’à la fin du troisième set.

lire aussi : Phillip Walker & George « Harmonica » Smith

Le Kingbee
06/2008

 

les 5 derniers articles de kingbee

0 Commentaires

Laisser une réponse

DOCTEUR BLUES © 1998 © 2016

Contact

We're not around right now. But you can send us an email and we'll get back to you, asap.

En cours d’envoi

Vous connecter avec vos identifiants

Vous avez oublié vos informations ?