Paul Rishell & Annie Raines : A night in Woodstock : Quel Hohner !

Paul Rishell & Annie Raines : A night in Woodstock
Lundi : Il y a des jours où vous guettez votre courrier dans l’attente de votre commande d’outre Atlantique. Vous désespérez que ce soit aujourd’hui. Peut-être demain ?…
Mardi : Chouette, en quittant votre nid douillet, vous constatez que votre attente est satisfaite. Votre CD est là ! Et vous partez bosser ! Ce soir, à vous la joie de sortir la galette commandée, et de… Zut un SMS “tu penses à aller acheter… et à passer chez…”. Bon, peut-être que ce soir, vous allez écouter “A Night In Woodstock” de Paul Rishell & Annie Raines.
Ce duo n’a rien de mystérieux pour vous. Gagnant du W.C. Handy Award comme meilleur album de blues acoustique en 2000 pour leur album “Moving to the Country”, nominé deux fois en 2004 pour leur précédent disque “Goin’ home” à ces mêmes W.C. Handy Awards, vous avez vu sur leur site et sur leur myspace qu’ils sont encore nominés deux fois cette année aux Blues Music Award dans les catégories album acoustique et artiste acoustique de l’année. Votre passage sur leurs pages vous a remémoré leur dernier concert parisien au One Way en mars 2006, vous a rappelé le monumental “Lookin’ good” enregistré en public sur Goin’ Home, pièce extraordinaire qui démontrait les capacités d’Annie en public et vous avait déjà à l’époque amené à dire que cette mince jeune femme était une très grande harmoniciste. Tout cela vous avait convaincu de commander leur dernière production.


Annie Raines et Paul Rishell au One Way le 24 mars 2006

Mercredi : Hier soir, vanné, vous n’étiez pas dans les meilleures conditions pour… Aujourd’hui, vous écouterez tranquillement ce CD qui commence à vous faire saliver. M…! Une réunion avec la patronne vous laisse pantelant, crevé, avec un mal de crane, en tout cas inapte à toute écoute relax de cet album. Faut dire qu’allier la productivité et le blues ne peut pas faire bon ménage. Attendons demain !
Jeudi : advient et après votre journée de travail, votre fille vous appelle “Au secours papa, j’ai une fuite d’eau dans l’appart et…” ! Bon ! Demain, je l’écoute cet album !

Vendredi soir : Week-end bien gagné, mais ce soir c’est music live. Vous sortez voir Machin et son blues band. Ce n’est jamais que la quatrième fois que vous le voyez mais ce soir il est avec … alors vous ne voulez pas les rater car ça pourrait rendre,… surtout que la sono du lieu n’est pas mauvaise.

Samedi dans l’après-midi : Les courses faites, enfin seul, détendu vous introduisez le bout de plastic dans l’appareil qui vous tire la langue et vous êtes serein. A night in Woodstock, enregistré dans un bar à Woodstock en 2005 avec le concours de Reed Butler à la basse, Billy MacGillivray à la batterie et de Chris Rival à la deuxième guitare électrique et avec la participation en guest de Bruce Katz aux claviers et de John Sebastian (si, si, l’ancien leader de Lovin’ Spoonfull ) à l’harmonica.

Enfin ! Joie d’écouter ce mélange subtil entre acoustique pure et blues électrifié à la frontière entre blues rock folk country et tempo parfois jazzy. La présence d’une section rythmique, d’un deuxième guitariste, d’un pianiste ne vous surprend pas. Ils ne sont ici que pour accompagner le chant de Paul sur la majorité des morceaux et Annie sur deux morceaux survitaminés ”Got to fly” et “I’m a lover not a fighter” qui prouvent que l’on peut chanter et jouer de l’harmonica tout en reprenant son souffle. Si Annie ne joue que de l’harmonica sur cet enregistrement (pas de mandoline), Paul reste fidèle sur la majorité des titres à sa National ou à sa guitare acoustique.

Défilent ici 13 pièces qui les unes après les autres distillent leurs subtilités progressivement et vous font réécouter tel ou tel morceau plus particulièrement. Ainsi “Custard Pie” morceau introductif, “Canned Heat Blues” de Tommy Johnson, “Ole Man Mose”, sautillante cover d’un titre d’Armstrong (non pas le cycliste bushiste), “Blues on a Holiday” , “Can’t use it no more”, deux compos respectivement de Paul et de Paul & Annie, “Bad Credi”t, rockant à souhait, “Blue Shadow” où Bruce Katz arrive presque à voler la vedette au duo par sa participation magistrale à cette reprise de Lloyd Glenn. Cet album se termine par un duo harmonistique entre John Sebastian et Annie Raines, “Orange Dude Blues” où l’absence d’information ne permet pas de distinguer les deux harmonicistes.
Au final, je prends mon balladeur et met en MP3 ce CD dessus.
Dimanche. Parti pour un footing, tranquilou, mon casque sur les oreilles, je rentre épuisé incapable que j’ai été de respecter mon rythme cardiaque, m’étant surpris plusieurs fois à courir de manière plus ou moins rapide en fonction des morceaux écoutés. En tout cas si ces deux là ne décrochent pas quelque chose à Memphis, je… Je… Je… Je ne peux pas voter ! Ils sont pénibles ces temps ci, les étatsuniens de restreindre le vote à leur seul pays et ici en l’occurrence aux membres de la Blues Foundation ! Dans ce cas choisir parmi les nominé(e)s s’avèrerait plus difficile que le 4 novembre dernier, tant le niveau des candidat(e)s est élevé Bon s’ils ne décrochent rien, je… Je… J’achèterai le disque du (de la) gagnant(e) et le chroniquerai sur Docteur Blues !
Bon c’est pas le tout, faut déjà chroniquer celui-ci pour le Docteur ! Promis, demain je m’y mets !

http://www.myspace.com/paulandannie
http://www.paulandannie.com

 

Serge Sabatié

 

 

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1 Commentaire
  1. Jipes 11 ans Il y a

    Merci pour la découverte Serge je m’en vais de ce pas aller jeter une oreille sur leur Myspace Merci :o)

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