Pacific Gas & Electric

Pacific Gas & Electric – Live ‘N’ Kicking at Lexington – Wounded Bird Records
Ne voyez aucun lien ici avec l’équivalent de l’EDF GDF américain, malgré le nom du groupe. Originaire de Los Angeles, cet ensemble fondé en 1967 par le guitariste Brent Block et le batteur chanteur Charlie Allen a laissé quelques belles traces de son parcours. Après un premier album « Get It On » publié par Kent Records, le groupe signe chez Columbia. Cette formation trouvera sa pleine mesure dès son second album, obtenant au passage une appréciable 14e place dans les charts de l’époque avec « Are You Ready ». Mais malgré des critiques favorables et des ventes importantes, c’est cependant ce Live qui demeure la pièce maîtresse du groupe. Par la suite, Pacific G & E enregistrera bien quelques albums, souvent quelconques, le groupe devant faire face à d’incessants changements de personnels. Avec ce « Live ‘N’ Kicking at Lexington » PG & E nous délivre 62 minutes de gros sons, bien caractéristiques de l’époque, n’hésitant pas à envoyer 3 morceaux dépassant allègrement les onze minutes. Enregistré dans un centre fédéral de réhabilitation pour drogués, nul doute que les PG&E (réputés pour animer ce genre d’endroits et autres manifestations sociales) aient « envoyé » tout ce qu’ils avaient. On retrouve bien sur leur hit « Are You Ready ? » qui suit un frénétique « Old Slop in ‘A’ ». Le troisième titre « Next Time You See Me » qui n’atteint pas les 3 minutes sera repris plus tard par James Cotton, Jimmy Johnson, Grateful Dead et même Doug Sahm. « Elvira » a servi de B.O. à un film d’Otto Preminger (Dis moi que tu m’aimes, Junie Moon). Le « 32-20 Blues » standard de Robert Johnson est un titre qui a été repris par bien des musiciens issus de styles opposés (Paul Osher, Cowboy Junkies, John Hammond) mais le groupe en livre ici une version des plus convaincante. « One More River to Cross » fait figure de titre fétiche, le groupe le reprenait souvent en concert et il a été publié sur trois autres albums ; Canned Heat et chose plus surprenante, Kim Carnes en livreront plus tard d’excellentes versions. En avant dernier morceau, les PG&E délivrent un « Motor City is Burning » standard de John Lee Hooker immortalisé peu de temps avant par MC 5. Ici on frise la flamboyance, même si cette version risque de faire hurler les puristes, on a affaire à un titre qui transpire le Blues. Le dernier titre « Jelly Jelly » est un traditionnel que le groupe reprend en hommage à James Cotton qui avait lui-même repris ce titre sur un album Verve en 1967. On pourra apprécier le livret intérieur de Paul Sobieraj même si deux pages peuvent paraître courtes et nul doute que ce concert filmé par Lawrence Schiller aurait mérité meilleur sort. Ne désespérons pas, la mode du DVD pourrait très bien satisfaire les inconditionnels. En clair, on a affaire ici à un vieux groupe encore très à la page. Certains tacherons bûcherons contemporains au son formaté feraient bien d’en prendre de la graine, même si je pense que c’est peine perdue !

Ecouter sur Myspace : http://www.myspace.com/pacificgasandelectric
Plus d’infos : http://www.pacific-gas-electric.com/

Le Kingbee

 

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