Onyx Root

Les Disques

Michael Powers « Onyx Root » – Bayron BYN002
A l’instant où je préparais ces quelques lignes, ce disque de Michael Powers ne devait pas être disponible en France. Je remercie Alpha, une copine qui avait vu Powers au Terra Club à New York, de m’avoir procurer cette perle. Toutes mes connaissances qui ont vu ce guitariste dans ce petit club, ont confirmé son talent naturel.

Originaire du New Jersey, Michael est né en 1952 et a passé sa prime enfance en Caroline du Nord, d’où certaines connotations bien sudistes. Powers a joué dans une petite formation lorsqu’il était au collège, et a ensuite tourné pendant plus d’une dizaine d’années avec le groupe Moonbeam. A la première écoute, je n’ai pu m’empêcher de penser au premier album d’Otis Taylor. Mais Michael (de son vrai nom Murchinson) semble avoir eu des influences plus éclectiques et diverses et doit très certainement être à l’aise dans diverses catégories de blues.
Ce disque de 13 titres pour une durée de 50 minutes est accrédité de 6 compositions et de 7 reprises magnifiquement choisies, élaborées et dosées. Le premier titre commence justement avec une composition qui pourra faire penser à du John Lee Hooker, mais avec une touche hypnotique un brin psyché. « Can’t quit you baby » le superbe morceau d’Otis Rush, est lui joué en acoustique, et là on pense plus à Howlin Wolf ou autres sudistes brut de décoffrage. La troisième plage nous offre une reprise du Loup où j’apprécie la voix et les touches subtiles et fines de l’orgue. Sir Douglas est revisité lors du quatrième morceaux puis vient « Shock » une compo qui est plus péchue. Sur « Country boy » de Muddy Waters, Michael utilise une guitare électrique, sans en mettre partout. Puis vient une surprenante ballade avec une reprise inattendue de Leonard Cohen, sur laquelle Michael fait apprécier sa voix teintée de Soul. Les Count Five sont revisités lors de la huitième plage, mais là, le morceaux penche plus sur Hendrix et Thackery. « Night in Madrid » contient des touches flamenco qui peuvent faire penser à Malo ou au « Blue colar » de BTO. Arrive ensuite une variante de « Baby please don’t go » au tempo assez lent mais moderne. « All over town » nous permet d’entendre Powers à la slide.
L’accompagnement est à l’image du leader, léger, sobre et efficace. On retrouve Steve Jordan aux baguettes, Neil Jason à la basse, Jimi Zhivago aux claviers et à la rythmique, et Glen Patscha au piano sur trois titres. Apres Floyd Lee, déjà chroniqué sur Docteurblues, Michael Powers nous prouve que New York n’est pas seulement constitué de bûcherons essayant de jouer vite et lourd. Une agréable surprise, en ce début d’année, où la production américaine a été quelque peu médiocre et formatée, que cette galette d’un combo bien rodé.
Très certainement la révélation de l’année 2004. L’agent de Michael est une française, et je crois savoir que Christian Legras a pris contact afin de faire venir Michael en France. Espérons que l’affaire puisse se faire pour le plaisir d’amateurs d’authenticité.

Le Kingbee

www.baryonrecords.com

 

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