Nothing run like a Rush…

Bobby Rush « Folk Funk » (Ruf 1099)
Folk Funk est le nouvel album de Bobby Rush. Initialement, ce disque est sorti sur le label de Bobby, Deep Rush. Il a été repris par Ruf pour le continent européen, seul le pressage change, la pochette étant la même. Souhaitons que ceci puisse faciliter la distribution de ce formidable album.

J’avais déjà chroniqué le « Live at Ground Zero », CD et DVD, mais avec « Folk Funk » on a affaire à un véritable disque de Blues, n’en déplaise à certains détracteurs et puristes. Bobby semble enfin recevoir la consécration qu’il mérite depuis le temps qu’il tourne dans le circuit. Ce chanteur harmoniciste, guitariste et Show Man foudroyant tourne énormément cette année ; on l’a vu dans tous les Etats-Unis, en Europe, et il est même passé au San Francisco Festival Blues. Quelques aspects de sa personnalité ont été dévoilés dans le film 2 de la série de Scorsese « La Route De Memphis ».

Ce disque a donc été enregistré en début d’année, et cette fois Rush nous sort un disque pur Blues. Sur cette galette de 11 titres pour une durée de 50 minutes, il s’est entouré d’une fine équipe, à commencer par Alvin Youngblood Hart, au jeu délicat, parfois un peu revêche, Steve Johnson à la basse (bien meilleur et plus sobre que lorsqu’il joue en temps que leader). Les baguettes sont tenues par Charlie Jenkins, qui a quant à lui officier très longtemps dans les studios de la Stax. Jesse Robinson tient la guitare sur un titre comme le fidèle équipier qu’il a toujours été. Enfin Bobby se charge du chant, de la guitare, de l’harmonica et même de la basse sur « Ninety Nine ».

Sur les 11 plages proposées on trouve 9 compositions, une reprise de Percy Mayfield (River’s Invitation) et une variante mi meddley de « When the Saints Go Marchin In ». Bobby arrive à nous faire plonger dans les eaux du Delta avec de brillants solos d’harmonica très ras de terre, un peu à la façon de Sylvester Buckley, lorsque celui-ci jouait pour le label Excello. Les solos de guitares sont sobres, élégants. J’apprécie plus particulièrement « Feelin Good » (part one & two) titre plus dynamique que le reste, pouvant même faire songer aux Blasters. « Uncle Esau » a un rythme un peu à la Bo Diddley. Rien à jeter dans cet album, qui est selon moi, l’une des grandes réussites de l’année, dans un contexte ou le Blues FM semble prendre de plus en plus, une part importante dans la médiocrité et l’apocryphe…

www.bobbyrush.net

Le Kingbee

 

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