Muddy Waters 100

Muddy Waters 100 • Raisin’music records
Sa pierre tombale l’atteste, Muddy Waters est né le 4 avril 1915. Certains biographes font remonter cette date à 1913. Quoi qu’il en soit, le label Raisin’ Music, cher à Larry Skoller célèbre cette année le centenaire de la naissance de McKinley Morganfield à l’aide d’un superbe livret relié avec, bien entendu la galette qui nous occupe, mais aussi un texte de 48 pages, signé par Robert Gordon que l’on ne présente plus, qui suit une introduction de 5 pages de Larry Skoller, agrémenté d’une splendide iconographie avec des photos rares du géant parfois accompagné pour la pose de telle ou telle figure du blues dont James Cotton, Jerry Portnoy baptisé ici John, Louisiana Red, Professor Longhair, Eric Clapton, Johnny Winters ou encore Mick Jagger et surtout l’épouse du maître, Geneva que l’on voit en 1951 à Chicago avec son époux.Les invités à l’anniversaire ont tout du bottin mondain du blues actuel puisque l’on y retrouve John Primer, Gary Clark Jr, James Cotton, Keb’ Mo’, Johnny Winters décédé hélas depuis, Derek Trucks, Bob Margolin, Billy Branch et Shemekia Copeland sublime sur Got My Mojo Working que l’on croyait avoir trop entendu, avec sur tous les titres une rythmique d’enfer composée de Kenny « Beedy Eyes »  Smith aux drums, de Johnny Iguana aux keyboards, de Felton Crews à la basse et de Billy Flynn à la guitare.

MUDDY WATERS 100 from OXO FILMS on Vimeo.

Ce tribute n’est pas banal car son originalité repose sur les talents de chanteur et de guitariste d’un des compagnons de route du maître à savoir John Primer qui officie ici en chef d’orchestre puisqu’il est le lead guitarist et le vocaliste principal sur tous les morceaux.

L’album fait la part belle à des titres emblématiques comme Mannish Boy et des morceaux plus confidentiels, si l’on peut dire, comme Rosalie ou Good News. L’interprétation de John Primer sait jouer sur plusieurs registres. Plus intime sur Still A Fool, plus académique sur 40 Days and 40 Nights, plus enlevée sur Trouble No More, plus soutenue sur Why Don’t You Live So God Can Use You

Un bel objet avec, on l’a dit, un superbe texte et de magnifiques photos, pour offrir un écrin à une reinterprétation des oeuvres intemporelles de Muddy Waters, menée par l’un de ses bras droits, John Primer.

http://www.muddywaters100.com

Claude Dannic

 

 

 

 

 

 

 

 

les 5 derniers articles de Claude Dannic

0 Commentaires

Laisser une réponse

DOCTEUR BLUES © 1998 © 2016

Contact

We're not around right now. But you can send us an email and we'll get back to you, asap.

En cours d’envoi

Vous connecter avec vos identifiants

Vous avez oublié vos informations ?