Mr Domestic plays Blues

Andrew « Jr. Boy » Jones « Mr. Domestic » (GLXC – 7001)
Andrew Jones a vu le jour le 16 Octobre 1948 à Dallas. Il n’avait que sept ans lorsque ses parents se séparèrent, c’est donc sa mère Gladys qui eu la charge d’élever 3 enfants. Andrew a eu un excellent mentor en la personne d’Aldolphus Sneed, qui était un ami de sa mère. Il faut dire que Madame Jones chantait dans l’orchestre des Southern Swingters tandis qu’Al officiait au saxophone.

En 1964, Andrew eu l’occasion de rencontrer Freddie King, une magnifique expérience pour un garçon de 16 ans que de jouer et d’apprendre avec le Colosse. Jr. Boy va alors se mettre à la rythmique dans l’orchestre de Freddie King. Andrew se fait ensuite remarquer par Bobby Patterson et signe pour le label de John Abner Abnak Records. Après six mois de répétitions, Andrew se produit avec son nouveau band, The Mustangs pour Jet Star. Le groupe sort un premier microsillon, produit par Dale Hawkins (Suzie Q), mais la jeunesse et le manque de maturité des membres du groupe, empêchent que l’expérience ne se prolonge. Andrew va alors être obliger de se produire dans de petits Clubs locaux, jusqu’à ce que sa route croise encore celle de Freddie King en 1973. Pendant trois ans, Andrew va tourner dans l’orchestre de Freddie qui est à son apogée. Il va côtoyer du beau monde, Al Braggs, Dr. John, Dave Newman, Charles Myers. Au décès de Freddie King, Andrew, faute de propositions intéressantes, va jouer avec un petit groupe The SoulCreators, puis embrasser la carrière de routier, famille oblige !
Suite à un accident qui va l’handicaper pendant deux ans, Andrew décide de se remettre à la guitare. Il recommence à jouer dans des clubs, collabore et se lie d’amitié avec Tony Coleman (ancien batteur de BB King), R.L. Griffin, et surtout Johnnie Taylor. Jones joue par la suite dans l’orchestre de Coleman The Silent Partners, qui accompagne Sonny Rhodes et Katie Webster. Andrew va ensuite travailler pendant 8 ans avec Charlie Musselwhite, collaboration qui aboutira sur 3 albums chez Alligator. En 1996, Jr. signe pour le label anglais JSP et grave en 97 le premier album sous son nom « I need time ». En 1998 c’est avec la maison de disques Bullseye qu’il grave l’album « Watch what you say » Les progrès au chant sont considérables.
« Mr. Domestic » : Ce CD a été conçu en 2002, il aura cependant fallu qu’Andrew Jones monte son propre label pour finaliser son projet. Donc ce CD est constitué de 11 titres, que des compositions, pour une durée de 45 minutes. La guitare est précise, pleine de feeling, les solos sont sobres mais souvent justes et flamboyants, Jones fait étalage de sa classe, s’en en foutre partout, ce qui est appréciable, surtout de nos jours. Certains phrasés peuvent faire penser à Freddie King, Albert Collins voir même à Long John Hunter, on pourrait choisir plus mal ! La voix est très légèrement surette, les textes ne sont pas dénués d’humour (Mr Domestic). Les accompagnateurs sont excellents et se mettent au service de leur leader. On retrouve Tommy Hill aux baguettes, Shawn Phares aux clavies, et à la basse Tommy Tucker. Ce dernier n’est qu’un homonyme de feu Tommy Tucker alias Bob Higginbotham.
Ce CD me parait bien meilleur que « I need time » sorti il y a quelques années sur le label anglais JSP. Mais on peut s’étonner qu’aucune maison de disques n’ait eu l’idée de produire une telle galette. Enfin je ne peux que conseiller aux amateurs, d’aller voir ce Monsieur Jones en concert car le travail est propre, net et sans bavures.

Le Kingbee

Note : on peut trouver des précisions sur http://www.jwblues.com/

 

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