Movie Blues #6 – Godfathers & Sons

“Godfathers & Sons” est donc le sixième opus de la série sur le blues créée par Martin Scorcese, réalisé cette fois par le documentaliste cinéaste Marc Levin.
En partant d’une pochette de disque du label Chess « Fathers and Sons » qui est en fait une adaptation du plafond de la chapelle Sixtine (main de Dieu noir se tendant vers la main de l’homme blanc) Levin réalise donc ce sixième opus.

Il s’agit ici, d’une métaphore, d’une sorte de relais entre la génération Muddy Waters à celle des jeunes bluesmen blancs. Les participants du film sont d’une part Marshall Chess (fils de Leonard fondateur du label) et de deux vedettes de Hip Hop Chuck D (Public Enemy) et Common.
On assiste donc, au travers du film, à un voyage initiatique sur les places marquantes du blues chicagoan. Levin qui est un excellent documentaliste au départ, nous permet grâce à des documents d’archives, de revoir de nombreuses vedettes de l’époque du Chicago blues (Muddy Waters, Willie Dixon, Brownie McGhee, Koko Taylor, Magic Slim, Bo Diddley et j’en passe). Bref un documentaire qui nous laisse « rempli » de musique.

Marc Levin : Levin a abordé le cinéma sous l’aspect documentaire à partir de 1975, période pendant laquelle il signe de nombreuses réalisations pour PBS. Cette même chaîne publique qui a sorti les 7 films de la série en premier aux Etats-Unis. Passionné par la société, Levin touche à des sujets difficiles (drogue, justice, racisme, gangs) Il alterne maintenant fictions et documentaires et devient reconnu par une partie de la presse spécialisée en 1998 avec la réalisation de « Slam ». On croisera sa route à Sundance et il a obtenu une caméra d’or au festival de Cannes.

EPILOGUE
Je ne chroniquerais pas le septième épisode de la série, Clint Eastwood ne désirant pas que son film sorte en salles. La série a donc été diffusée en France depuis le 14 janvier, avec en gros un film par mois. Le principal attrait ce cette série est d’avoir pu nous permettre de visualiser quelques documents d’archives assez rares. De nombreux coffrets ont vu le jour, peu chers, peu homogènes, peu intéressants. Les copies des films étant peu nombreuses (20 pour The Soul of man) il a fallu parfois se presser pour aller les voir. A titre personnel, j’ai une nette préférence pour le film 2 « The road to Memphis » qui nous permet de voir BB King et d’avoir un nouvel aperçu sur la personnalité et le talent de Bobby Rush. « Piano Blues » sorti depuis peu en DVD est également incontournable.

Le kingbee

 

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