Movie Blues #5 : Red white and Blues

Red white and Blues
Réalisation Mike Figgis
(durée 1 H 33)
Voici le cinquième élément de la série de films sur le blues. Le film nous raconte l’émergence d’un style musical, en Angleterre, dans les années 60. Le jazz, le swing, le skiffle, le revival, le folk et l’arrivée de blues américains par l’entremise de nombreux soldats, constituent un ensemble d’où va sortir le blues anglais. Certains musiciens vont remodeler le blues pour l’adapter à l’éveil de la conscience du Royaume-Uni pendant les sixties.

Le fil rouge de ce documentaire est une séance d’enregistrements au studio Abbey Road. Parmi les musiciens présents on peut citer Jeff Beck, Van Morisson, Tom Jones, Peter King, John Cleary. Les séquences Abbey sont entrecoupées d’images d’archives (Sister Rosetta Tharpe, Ken Colyer) et d’interviews. Presque tout ce que le British Blues nous a dévoilé va apparaître sur l’écran. Certains visages ont vieillis… comme tout un chacun. Humphrey Littleton (né en 1921) nous livre de savoureux souvenirs, John Porter adopte un ton non dénué d’humour. On a également le plaisir de revoir Ramblin’ Jack Elliot, Davey Graham, Georgie Fame, Mike Fleetwood, Peter Green, Steve Winwood, Chris Farlowe, John Mayall, Eric Burdon, George Melly, Bert Jansch, Eric Clapton, Chris Barber, Lonnie Donnegan, A. Lee, et la touche finale avec BB King qui trouve encore une fois les mots qu’il faut.
Le film nous apprend par une interview que Clapton s’est senti investi d’une mission pour transmettre le blues aux Blancs. J’ai préféré le discours de Mayall plus modéré, et plus particulièrement les phrases judicieuses de S. Winwood. Red White est donc un film intéressant, sans nostalgie d’un passé que l’on peut encore tutoyer.
Mike Figgis a été musicien (il se peut qu’il le soit encore) et a déjà réalisé plusieurs films dont Stormy Monday (1988), Leaving Las Vegas (1995), Time Code (2000).Le film se termine par un titre en studio avec les musiciens cités au début, cerise sur le gâteau c’est la chanteuse Lulu qui est au chant et elle n’a certainement jamais chanté aussi bien (oui je sais je suis parfois un peu caustique). Enfin, pour les gens qui peuvent avoir un a priori, Tom Jones m’a vraiment étonné, il est à mille lieux du costume séducto-crooner qu’il enfile à Las Vegas.
Je ne connais pas les noms du batteur black et du jeune contrebassiste des séances Abbey Road, qu’ils ne m’en veuillent pas, j’adresse mes excuses aux éventuels musiciens que j’ai oubliés.

Le Kingbee

Note de Mike Figgis :

« Ce qui m’intéresse, c’est de savoir pourquoi cette musique noire a trouvé un tel écho chez les Européens. Pour cela, j’ai réuni quelques musiciens, leur adjoignant quelques talents plus jeunes, j’espère que la session d’enregistrements autour de certains standards et que les discussions qui ont suivi vont apporter quelques lumières sur la façon dont le bleus a été réinterprété à l’étranger et réintroduit sous une forme universellement adoptée. »

 

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