Mickey plays the blues

Mc Houston “Mickey” Baker – Mississippi Delta Dues – Verve/PolyGram 519 728-2 – 1993
(original sur vinyle : Collection “House of the blues – vol. 5” – Blues Star 80.605 – 1973
Je ne sais pas pourquoi j’aime autant ce disque. Pourquoi j’ai craqué il y a quelques années déjà quand un mien ami, amateur de jazz, me passe les premières mesures d'”Alabama March” jouées par cet inconnu… Mickey Baker.
Ou plutôt si, je sais peut-être pourquoi, est-ce un de ces nombreux disques auxquels j’aurais aimé participer tant l’atmosphère de la musique qu’il conserve m’est proche… Et c’est aussi un disque témoin du Blues acoustique des années soixante-dix.
MC Houston Baker est né dans le Kentucky en 1925, à Louisville exactement, et devient guitariste par accident car il voulait devenir trompettiste, cette vocation fut déçue par le prix trop élevé de l’instrument. Il commence donc une carrière de guitariste en 1948 à New-York dans un orchestre de Calypso. Puis il quitte New-York pour la Californie où il découvre la scène Rythm’n Blues. Vers 1952, il commence à travailler pour Ray Charles, Big Joe Turner et Bo Diddley.

En 1961, Mickey quitte tout et vient s’intaller en France, participe à beaucoup de sessions “Black and Blue” pour ce qui est du blues… Mais, il paraît qu’il aurait même tourné derrière France Gall à une certaine époque… (en fait, il fait le bonheur des studios français en quête de musiciens “authentiques” pour tourner derrière toute la nouvelle vague yéyé).

En véritable touche à tout, Mickey écrit aussi des textes dont une histoire du blues (info sous réserve)…

C’est Philippe Rault qui encourage Mickey Baker à enregistrer ce disque en 1973, un disque initiatique, hommage aux bluesmen du Delta. Les sessions ont lieu entre Paris et Londres, il est accompagné pour l’occasion par Stephen Grossman et du London String Orchestra. Mickey n’a pas peur de frotter un dobro aux violons classiques, de s’essayer à une synthèse tout en jouant avec la reverb pour noyer l’auditeur dans le brouillard Voodoo de la Tamise. Le respect pour le blues et pour les auteurs reste néanmoins total : on y retrouve des signatures comme celles de JB Lenoir (“Good Advice”, “Alabama March”), C. Patton (“High Sheriff Blues”), R. Johnson (“Terraplane Blues”, “Sweet Home Chicago”), L. Carr (“Blues Before Sunrise”, “Can’t Find My Babe”) etc…

Ce disque est donc réédité en CD depuis 1993 et reste chez Docteur Blues un disque culte qui partage une place de choix dans ma discothèque entre Cousin Joe et Slim Harpo.

Docteur Blues

 

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