Lorenzo Blues

Chronique de Bars et Café philo

A propos de Lorenzo Sanchez, Skip James, de Burnside…
Un an après la sortie de la démo qui dessinait sa nouvelle direction artistique, Lorenzo Sanchez, nous propose aujourd’hui un nouveau recueil de musique planétaire aux confins du Blues.
Le titre « Andaluz Child » le revendique ! Qu’importe la manière, l’instrument que tient la main. Pourvu que le regard ait quelque chose d’humain, de vrai. Le guitariste de Chaumont continue à défricher des terrains lointains où il croise quelques fois des voisins tels qu’Harry Manx ou plus près de nous Dan Inger, Greg Slapczynski et le “guide” Amar Sundy.
“C’était la musique la plus bizarre que j’eusse jamais entendue” : WC Handy

Si le titre de cette chronique en forme d’éditorial fait référence à Skip James, ce n’est pas pour rien. En ces temps de « Soul Of A Man » la ré-écoute du blues pionnier nous fait prendre conscience que leurs auteurs étaient eux aussi, en quelque sorte, des défricheurs… Que cette musique est étrange. Ce n’est pourtant pas si loin, « Hard Time Killin Floor » est si particulier, si essentiel ! Etaient-ils eux aussi des artistes précurseurs pour leurs contemporains ?
“C’était la musique la plus bizarre que j’eusse jamais entendue” WC Handy à propos de ses souvenirs quand il écoute pour la première fois un gutariste noir jouer de la slide à l’aide d’un couteau sur le quai de la gare de Tutwiler, Mississippi.

La modernité importe moins que la personnalité. Alors que la tendance s’emploie davantage à flatter le public ou la critique, Lorenzo fait fi des courants, bien au contraire, il assimile les influences, ses racines, le Blues, l’Orient. Ce qui nous renvoie sans effort à nos fameux pionniers.

Autour de Lorenzo, on retrouve la bande d’incontournables : Pat Machenaud, Abder Benachour, Johan Dalgaad, Greg Zlap, on sait tout le bien que je pense de ces musiciens aussi sympathiques que talentueux (lire mes précédentes chroniques). On remarquera également celui par qui l’Orient pointe ses voix chaudes : Dilshad Mohammed Amin.

Pour conclure, je rejoindrai Bernard Loupias dans les colonnes du Nouvel Obs quand il cite RL Burnside vomissant les puristes Blancs épris d’authentique…
Je serai toujours de l’autre côté, enfin j’ose l’espérer, défendant l’écho singulier et les promesses d’images métissées à haute teneur en sensation.

Docteur Blues

Contact Management : bbb.association@wanadoo.fr

Guitare Xavier Petit : www.xavierpetit.com

 

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