Lightnin’ Hopkins

Lightnin Hopkins
Icône du blues Texan, Lightnin’ Hopkins fait l’objet de récentes rééditions vinyles. Les albums Folkways 3822 – Lightnin’ And The Blues – On Stage peuvent désormais être déposés délicatement sur vos platines disques grâce à ces rééditions judicieuses.

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Folkway 3822 (Sans titre)

Lightnin’ Hopkins est l’un des bluesmen les plus réédité en pressage vinyle (180 grammes), de son côté Doxy Records s’est spécialisé dans ce type de réédition. Cette fois, le label s’attaque au King du Texas Blues, Lightnin’ Hopkins, bluesman ayant enregistré pour de nombreux labels, des majors aux petites maisons indépendantes. Paru à l’origine sur Folkways, cet album fut enregistré en 1959 au Hadley Street Studio de Houston (Texas), produit par Samuel B. Charters, dont les enregistrements étaient étroitement liés au Blues Revival. Ce chercheur ethnomusicologue permit à de nombreux musiciens d’être redécouverts, leur donnant ainsi l’occasion de connaitre une seconde carrière. De nombreux enregistrements de ce type verront le jour chez Vanguard Records.

Lightnin’ Hopkins joue ici en acoustique. Son chant est toujours aussi tendu, comme angoissé, le parfait complément d’un jeu de guitare clair et précis avec des accords appuyés nous offrant ainsi l’un des meilleurs albums de sa longue arrière. Tous les titres sont signés de sa main et s’avèrent fortement prenants. En ouverture, « Penitentiary Blues » est porté par une voix chaude et expressive, le rythme semble constamment sur le fil du rasoir tenant l’auditeur en haleine. Il nous offre « Bad Luck And Trouble », qui n’est rien d’autre qu’une reprise du fameux « So Long », dont le rythme nous plonge dans une ambiance aussi tendue que ténébreuse. Le tempo monte d’un cran avec le rockin’ blues « Come Go Home With Me » dans lequel le jeu de guitare s’avère jouissif en diable. Autre titre dans la même lignée, « Fan It », qui donne l’impression que sa guitare fait office de batterie avec un tempo saccadé, style de blues dont le guitariste était friand et qui restera comme sa marque de fabrique. Cet album de Country Blues de grande classe n’a guère d’équivalent et il convient de saluer l’initiative de Doxy Records pour cette réédition judicieuse. L’album original est quasi introuvable et hors de prix. Bien qu’il soit mort il y a plus de trente ans, la mémoire de Lightnin’ Hopkins reste intacte, son blues toujours aussi populaire et son influence sera importante, de nombreux musiciens le prendront comme modèle. Existe aussi en version CD.

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Lightnin And The Blues (Herald Records 1012)

En Avril 1954, Lightnin’ Hopkins rentre en studio dans sa bonne ville de Houston où il est considéré comme une légende. Entre 1954 et 1960, il va graver pour le label Herald pas moins de 16 singles, généralement issus de sa plume. Accompagné par le bassiste Donald Cooks et du batteur Ben Turner qui lui assurent un magnifique soutien. « Poor Lightnin’ » comme il aimait s’appeler utilise la chanteuse Ruth Ames sur deux titres « That’s Allright Baby » et « Finally Met My Baby » nous offrant deux blues terribles. Douze de ces titres paraissent l’album « Lightnin’ And The Blues » (Herald 1012 US) publié en 1955 par Herald. Cette pièce est devenue un véritable collector qui atteint des sommes astronomiques sur certains sites d’enchères bien connus. Tous les titres Herald sont disponibles en cd sur les deux « Herald Recordings volume 1 et 2 » édités par Collectables, ce qui donne 31 titres. 26 titres figurent sur « Lightnin Hopkins Remember Me Complete Herald » publié par Ember Records, tandis que le label anglais Acrobat a publié « Lightnin Hopkins Rockin’ At Herald Records » sur Acrobat avec 27 titres à la clef et une jaquette reprenant la pochette du 33 tours original.
Saluons donc cette louable initiative avec cette réédition avec une pochette identique à l’originale. Comme souvent, le guitariste est dans une forme du tonnerre, la voix est chaude, spontanée et savoureuse bien soutenue de vifs accords de guitare qui dégagent un swing exubérant. Il suffit d’écouter des titres comme « Nothin But The Blues », un boogie endiablé ou des blues plus sombres comme « Don’t Think You’re Pretty » ou « Evil Hearted Woman » dans lesquels la tension demeure toujours présente pour s’apercevoir du talent hors du commun du griot texan. Amateurs de Lightnin’ Hopkins et de vinyles, ce recueil devrait faire votre bonheur !



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On Stage

Le label Dolchess est l’un des bons spécialistes de la réédition, son catalogue contient tous les grands noms du blues, explorant toutes sortes de registres, du pre war au blues urbain. Avec « On Stage », le label s’attaque aux enregistrements de Lightnin’ Hopkins pour le compte du label Aladdin. A partir de 1946, le chanteur guitariste gravera au Radio Recorders de Los Angeles 14 singles auxquels viendront s’ajouter des titres qui paraitront sur divers albums. Lors de ces sessions il est accompagné du fameux pianiste Wilson «Thunder» Smith. Tous ces titres sont disponibles sur le double cd « The Complete Aladdin Recordings » distribué par EMI U S et aussi sur trois LP regroupant des faces Aladdin : « Sings The Blues » paru sur l’ Impérial US 9186 et sur l’Imperial Pathé Marconi France 068 – 83075 , il y a aussi le LP « Lightnin Hopkins And The Blues » paru sur l’Imperial US 12211 et enfin le fameux « On Stage » (Imperial US 9180) paru en 1962 avec la pochette sur laquelle est dessiné un Lightnin’ Hopkins de dos et sur scène. Cet album est devenu une véritable pièce de collection, très difficile à trouver et à un prix qui exorbitant. Dolchess Records a eu la riche idée de le ressortir avec la pochette recto verso identique à l’originale avec le même nombre de titres (12) et dans le même ordre chronologique. Parmi ces morceaux, on retrouve le mémorable « Katie Mae » dans lequel le guitariste se fait met toute son opiniâtreté et « Short Haired Woman » où son chant meurtri et angoissé ponctué d’accords de guitare incisifs qui deviendront caractéristiques de son style, reconnaissable entre mille. Avec Blind Lemon Jefferson pour l’ère pre war blues, Lightnin’ Hopkins deviendra l’un des deux leaderships et principal créateur du blues texan. Géant incontesté de l’histoire du Blues, Lightnin’ Hopkins est ici au meilleur de sa forme. Ajoutez-y une qualité sonore excellente et un répertoire sans faille et vous avez entre les mains un vinyle fortement conseillé et idéal pour les collectionneurs (petits ou grands).

Henri Mayoux

 

 

 

 

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