Let the Good time roll…

The Sea saint sessions – Tab Benoit (Telarc 2003)
Un nouvel album du guitariste louisianais qui a convié pour ce disque quelques musiciens de New Orleans qui ont déjà fréquenté le “Sea Saint Studio” ce mythique studio d’enregistrement a vu défiler en son sein le gratin de la musique de New Orleans lors des vingt dernières années.

Enregistré en trio avec ses musiciens habituels Darryl White (drums) et Carl Dufresne (bass), l’album présente également quelques invités de marque, mais entrons dans le vif du sujet:

“Baby Blue” est un blues très funk qui bénificie de la guitare de Brian Stolz ancien guitariste des Neville Brothers et membre a part entière des Funky Meters. la voix est percutante et bien épaulé par une excellente rythmique, Brian Stolz habille ce morceau de tout le savoir faire acquis ches les Meters.

Le son est assez brut pas de réverb envahissante mais plutôt un son live assez dépouillé. “Boat Lunch Baby” lui nous emmène vers zydeco blues assez influencé par Snooks Eaglin le génial guitariste aveugle de N.O. La rythmique envoie bien et la guitare de Tab tricote bien

“Sufferin’ mind” reprise d’Eddie Jones est un blues lent très classique mais assez inspiré et bien interprété par la voix chaude du leader.

Brian Stolz de nouveau avec Tab sur ce “Hustlin’ down in New Orleans” partage cette fois le chant et ensemble ils nous gratifient d’un morceau country très New Orleans, a vous de découvrir a quoi ca ressemble.

L’album se poursuit avec un shuffle “Solid simple thing” en trio, le tempo est assez enlevé et la walkin’bass de Carl emmene bien.

“What I have to do” a nouveau en trio groove bien dans la veine funky, la télécaster de Tab se fait caressante et les influences country sont présentes dans les bends et autres double stop.

Nouvel invité de ce C.D Monk Boudreau leader des Wild Magnolias partage le chant avec Tab, sur “Monk’s blues” un blues ballade qui fleure bon le bayou. Une histoire d’amour déçu et un beau chorus de Tab et voilà tout !

Le tempo s’accèlère et la guitare est plus incisive sur “Makin’ the bend” excellent shuffle rock ou la télécaster de Tab emmène le morceau, une réussite.

Vient ensuite “Howlin’ for my babe” le morceau que je préfère une reprise d’Howlin’ Wolf que Tab a très habilement faite sienne avec inspiration et la complicité de son groupe. Cette entente est notamment flagrante lors du chorus de Tab ou la guitare murmure avec l’accompagnement subtil de la rythmique.

L’album se termine en beauté avec l’excellent slow-blues “Darkness” ou la voix de Tab nous donne des frissons et enfin “Plareen man” rumba très Louisianaise gorgée de soul, qui bénéficie de la voix de Cyril Neville des Neville Brothers venu préter main forte a Tab.

Un véritable album de New Orleans qui en ces temps de canicule vient a point nommé, Let the Good time roll n’a jamais été aussi indiqué pour décrire ce CD

Jipès

 

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