Les nouveaux prêcheurs

Imperial Crowns Outside records OUT 580-009
Décidément, Outside Records a le don de nous sortir des albums blues hors du commun, après le succès du “Tribute to Lee Brilleaux” et la mise en lumière du groupe Jesus Volt, le label français réédite un coup de maître avec la découverte du groupe californien Imperial Crowns.
Loin des conventions du genre, on apprécie finalement le retour aux sources d’une certaine forme de blues transmise directement par des écorchés vifs tel que Howlin’ Wolf. (Hendrix n’a t’il pas déclaré que la plus grande peur de sa vie fut d’écouter Chester Burnett).

En effet, les Impérial Crowns, comme des affamés, réaniment la flamme, pressent le jus d’un blues d’aujourd’hui, sans édulcorant. C’est peut-être pour cette raison que ce disque étanche notre soif de nouveauté. Il est vrai que sans être méchant avec nous même (musiciens et critiques), on a besoin d’un petit coup de fraîcheur de temps en temps pour nous faire avancer.

Les Imperial Crowns : Jimmie Wood à l’harmo, JJ Holiday à la slide et Billy Sullivan aux drums, sont des sidemen accomplis, ils ont joué avec des pointures dans différents styles musicaux, on peut citer : Bruce Springsteen, Megadeth, Hubert Sumlin ou Sunnyland Slim rien que ça ! Ils sont aussi des pensionnaires attitrés du House of Blues de LA. Je vous signale également que des extraits de ce CD ont été employés dans différentes BOF de films américains comme “Simple Plan” et “The Runner”, entre autres…

Après les deux titres de mise en jambes, les choses sérieuses commencent avec “Preachin’ the blues” un R’n B avec cuivres et slide bien dosés, “Love TKO” une balade country-rock aux accents du Sud, puis le bonheur absolu, un boogie à la JB Lenoir : “Big Boy” véritablement le grand moment de l’album. On reprend un peu ses esprits avec “Since I Met you Baby” sur ce titre le groupe ne fait pas l’impasse sur l’influence californienne et celle de Tom Waits en particulier… Vous en reprendrez bien un petit avec “Altar of Love” le caverneux stonien.
Jusqu’au dernier titre “Jack O’Diamonds Blues” la Slide de JJ Holiday est omniprésente et quelle classe mes zamis !!! Bref, un très, très bon disque à ne pas mettre entre toutes les mains ou plutôt si !

Docteur Blues

 

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