Le Rock n’Roll m’a sauvé la vie !

Brian Setzer – Nitro burning’ Funny Daddy – Surfdog records
A l’époque, 1981, le Punk soufflait ses dernières bougies et la new wave triste, très triste, naissante inondait les bacs des disquaires… De jeunes types boutonneux de Long Island se réunissaient pour fonder un groupe de rock n’ roll ayant pour nom Stray Cats.
« Rock this town » arrivait alors sur les ondes à point nommé pour rafraîchir l’atmosphère du début des années quatre-vingt.

La vie de Brian commençait comme ça, sur un coup de dés, une Gretsh à la main, comme une étoile filante vite rangée sur une étagère entre un disque de Dire Strait et un des Clash.
Pourquoi Dire Strait ? Pourquoi les Clash ?
Comme Lou Reed, comme Wim Wenders, nous pouvons croire que le Rock n’Roll nous a sauvé la vie ou, au moins, sauvé un certain feeling qui nous rassemble. Ce feeling que Nick Hornby rend à merveille dans son livre « High Fidelity » ou dans son petit dernier « 31 Songs ».

Brian lui, après cet épisode éclair au sein des Stray Cats a continué à jouer et rejouer des thèmes et des licks, fouinant dans le jazz, le swing, la musique de film tout en gardant une fougue juvénile du chat écorché. Quand Il se décide, enfin prêt, il s’entoure d’un big band façon « Brian Setzer Orchestra » : machine à faire swinguer les guitares…

Avec cet album : Nitro burning’ Funny Daddy, il revient au trio. Brian compose la plupart des titres et il n’a rien perdu de sa verve bien au contraire « Don’t Trust a Woman », « Drink Whiskey and Shut up » quelque chose de brut, voire brutale, de plus dense et gardant en ligne de mire l’efficacité d’un obstiné. Le rock de Brian s’est certes américanisé mais il conserve de belles envolées comme « When the bells don’t chime » un air de Skiffle que n’aurait renié les groupes de pub rock comme Chilli Willly and the Red Hot. Le slow rock qui suit nous replonge dans une nostalgie 5o’s.

La voix a pris du coffre et la guitare proche de la perfection illumine toutes les plages, la numéro 5 en particulier « Rat Pack Boogie » sur laquelle Brian se hisse au niveau des plus grands. Il nous manquait finalement un guitar hero reprenant le flambeau du boogie, du rock, du country shuffle pas si éloigné d’un blues moderne à l’aise dans ses bottes : je le désigne avec conviction : Brian Setzer est un héro, un vrai !

Brian fait son grand retour sur la scène avec ses acolytes d’hier. Les Stray Cats seront au Zenith de Paris le 5 juillet 2004 pour le coup d’envoi de leur tournée européenne.
Posez vous la question : ai-je le feeling ?

Docteur Blues

 

les 5 derniers articles de Jérôme Travers

0 Commentaires

Laisser une réponse

DOCTEUR BLUES © 1998 © 2016

Contact

We're not around right now. But you can send us an email and we'll get back to you, asap.

En cours d’envoi

Vous connecter avec vos identifiants

Vous avez oublié vos informations ?