Le “cool” c’est cool…

Jimmie Vaughan – Do you get the Blues ? – Artemis Records 504533 2)
C’est un Jimmie Vaughan souriant et apaisé qui nous accueille à l’intérieur de la pochette de ce très beau Cd, qui nous fait regretter le temps du vinyle, un habillage de cire noire du plus bel effet revêt le support numérique. La photo de couverture avec sa pause jazzman en bichromie fait très 50’s.
Cette nouvelle livraison enregistrée entre Memphis et Austin, gage d’un label d’origine contrôlé, fleure bon le shuffle pur jus teinté de Madisson cher à Jimmie depuis “Family style”. Sur “Dirty Girl” qui ouvre l’album ou “Out of the shadows” et “Robbin’ me blind” nous retrouvons l’esprit et le feeling habituels de Jimmie bien que l’effet “chorus” ait pratiquement disparu.

Le plus intéressant est l’enchaînement très claptonien des plages (5) “without you” (6) “Let me in”. La voix de Jimmie et le son “coin-coin” de la strato nous font découvrir de nouvelles directions. Aux côtés de ces bonnes surprises, je rangerai les titres acoustiques “Deep End” avec James Cotton à l’harmo et “Don’t let the sun set” dont la flute traversière d’Herman Green rappelle l’album mythique de Don Covay “the house of the blue light (Atlantic 921 034)”.

je file quelques bons points aux guest-stars : Bill Willis au B3, le saxo fantomatique de Greg Piccolo du groupe Room full of blues sur “Slow dance blues” et surtout une mention spéciale pour Lou-Ann Barton sur “Power of love” et “In the middle of the night”. Elle se livre sans retenue avec sa voix “gouailleuse” se rappelant à notre bon souvenir ; à réécouter d’urgence : “Read my lips” (Antones 0009cd) “Old enough” (Antones 0021cd) et pour les collectionneurs “An Austin Rhythm n’ Blues Chrismas” (epic 40576).

Pendant que j’écris cet article, je me souviens d’un concert des Fabulous TBirds avec J.V. lors duquel les quatre membres du groupe avaient joué aux sommets du bluesrock texan devant la salle de l’Elysée Montmartre chauffée à blanc… Et même de bien plus loin, à la découverte de leur premier album sur lequel, bien plus que son frangin, Jimmie est devenu presque malgrè lui la référence pour toute une génération de guitaristes.
J’oserais même faire le parallèle avec l’album “John Mayall Bluesbreakers with EC” qui avait mis le feu aux folles années du blues boom (vous me pardonnerez ce raccourci).
Jimmie Vaughan fait partie d’une sainte famille aux côtés de Ronnie Earl, Duke Robillard et il nous légue aujourd’hui, avec cet album “cool”, le meilleur de sa musique.

Docteur Blues

 

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