Le Buis Blues Festival : une équipe qui ne se prend pas la tête!

Bo Weavil au Buis Blues Festival

Le Buis Blues Festival 2013
Nous évoquions il y a peu un festival de blues qui a vendu son âme au diable en prenant depuis plusieurs années le mauvais chemin au carrefour de son histoire. Il n’est pas le seul à ainsi usurper l’appellation blues pour mettre à son programme de plus en plus de musique middle of the road quand ce n’est pas carrément la recherche de tel ou tel segment de clientèle (jeune, public familial, …) D’autres à travers l’hexagone et durant l’année ne cessent de poursuivre tant bien que mal leur petit bonhomme de chemin.

Nous voulons ici prendre l’exemple en cette fin de mois d’août du Bluis Blues Festival. 180 habitants dans le village, une association (l’école buissonnière ben oui c’était facile à trouver) qui essaie au delà du festival de promouvoir le blues durant l’année et bien d’autres activités culturelles.
Nous propulsant ce vendredi 23 août vers la région limousine où le cadre de verdure fut notre dernier argument pour le choix d’un week end blues (Nous pouvions ces jours là nous rendre par exemple à La Chèze en Côte d’Armor ou à la Charité où les programmations étaient alléchantes. Qu’ils ne nous en veuillent pas !).

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Première soirée dans le parc du château de Nieul. Bel espace pour un concert où se produiront tour à tour Mr Bo Weavil dans une nouvelle formule à deux très intéressante. Accompagné d’un percussionniste japonais, Léo Komazawa, le duo de Mathieu Fromont ne manque pas de pêche ! Nous attendrons la sortie prochaine de l’album en voie de finalisation pour confirmer l’excellente impression produite par la prestation de ce jour-là devant plus de cinq cents personnes.
Suivront Loretta et les Bad Kings où la voix bien trempée de Loretta s’appuie sur une section rythmique carrée (Mig Toquereau, Andy Martin) pour broder de la dentelle avec Antony Stelmaszack à la guitare. Rien à redire
Le public fit une ovation aux deux groupes et le bœuf vit Mat en découdre avec Antony pour le plus grand bonheur des spectateurs.

Le lendemain rendez-vous au Buis où pour cinq euro (vous avez bien lu 5 euros), vous avez accès au spectacle
Se succèderont sur scène Dave Arcari, Layla Zoe, 24 pesos et Jesus Volt.

Dave Arcari, homme gentil et affable dans le privé monte sur scène et nous fait son numéro de possédé qui n’a pas fait le bon choix dans sa vie. Pour tous ceux qui pourrait se lasser de la formule en solo de Dave Arcari, nous conseillerons d’écouter le dernier album de Dave, “Whisky in My Blood” (décidément le bonhomme ne se refait pas !) enregistré avec les Hellsinki Hellraisers où se mêlent alter country, blues, folk écossais et punk attitude pour un résultat à la hauteur des précédentes productions de l’ancien guitariste des Radiotones.
Layla Zoe nous présenta en avant première nombre de morceaux de son nouvel album et scotcha le public présent.
24 pesos, bardé de nombreuses distinctions outre Manche, sans démériter, fit ce qu’il pouvait pour maintenir la flamme mais après Layla ce fut difficile.
Pour finir, nous eûmes droit à la prestation d’un Jesus Volt survitaminé. Nous ne reprendrons pas ici le débat sur blues ou rock. Aucune importance. Les Jesus Volt sont sur scène une réincarnation des Steppenwolf et à tout moment on s’attend à entendre “The pusher” ou “Born to be wild” tant l’ambiance de tension créée rappelle le groupe de John Kay.

Au final une huitième édition avec encore plus de monde que les années précédentes (et de loin). Mais ce n’est pas seulement à l’affiche proposée, aux particularités régionales que l’on reconnait un bon festival. C’est à l’ambiance de convivialité régnant sur les deux jours et l’équipe autour de Laurent Bourdier n’y est pas pour rien.
A preuve, l’initiative prise cette année d’organiser une tombola non pour financer une quelconque activité culturelle locale, mais pour soutenir officiellement une association caritative, en l’occurrence Help Roxy Walk, (https://www.facebook.com/HelpRoxiWalk/timeline), association destinée à collecter des fonds pour permettre à la petite fille de Jojo Burgess, chanteur des Hokie Joint qui étaient présents en 2012 au Buis de pouvoir marcher. Roxy est atteinte d’une infirmité motrice cérébrale depuis sa naissance qui entraine une paralysie des membres inférieurs. Les liaisons nerveuses entre son cerveau et ses jambes sont endommagées et seule une intervention chirurgicale, pratiquée uniquement aux Etats-Unis, peut lui permettre d’apprendre à marcher mais elle est très coûteuse, près de 60.000 euros.
Au total, ce sont près de 1150 euros qui ont été collectés et envoyés.
On voit à travers ce simple exemple que l’on est loin des problématiques mercantiles qui animent certaines directions artistiques de festivals. En tout cas au delà d’autochtones de plus en plus nombreux, certains musiciens présents les années précédentes reviennent sur site, preuve qu’une osmose existe entre organisation et musicos.
Alors notez pour 2014 ce sera les 22 et 23 août !

Serge Sabatié
Photos : Miss Béa

 

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