le Blues Estival de Noyon : un “petit” festival qui a tout d’un grand !

J’étais du 4 au 6 août à Noyon (Oise) pour assister à la 2e édition d’un festival qui monte, le Blues estival. Un “petit” festival qui a tout d’un grand ! Un festival raffraichissant, pas à cause de la température estivale (comme le nom du festival l’indique) mais parce que ce festival a son ambiance propre, particulièrement conviviale et festive (une sorte de petit Bay-car !) à l’image de son programmateur, Jean Michel Nanjod, l’ex big boss du tant regretté Art Puces Café…

Autant le dire de suite, ce festival, c’est une sorte d’Art Puces Café géant à ciel ouvert avec toutes les caractéristiques qui nous ont enchantées durant ces quelques années. D’abord, le décor est de premier choix, à ravir les amateurs de vieilles pierres et de monuments historiques. La programmation regroupait essentiellement des musiciens qui ont fait les grandes heures de l’Art Puces. Et puis, surtout, les journées et les nuits étaient bien remplies avec 3 gros concerts (se terminant chaque soir en jam) sur la grande scène, un tremplin blues, un festival off, et des “after” aux templiers, haut lieu de la vie nocturne à Noyon.

Tout d’abord, j’annonce que le tremplin a été remporté par K-Leed Bâ’sam (omni présent ce week end) qui se présentait dans une formule trio électrique parfaitement entouré par Clive Joventon (basse) et Julien Audiger (batterie). Un prix spécial du jury a été attribué à Wake up mama !, une formation locale, un duo électro-acoustique qui a fait forte impression. Je vous invite d’ailleurs à aller visiter leur site web et à découvrir leur musique (http://thierry-denoeux-country-blues.chez-alice.fr).
On reverra avec grand plaisir ces deux formations l’année prochaine.

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Le off était essentiellement animé par deux ex pilliers de l’Art Puces, Chelsea et Jacky Hawkins, deux personnages sympatiques et hauts en couleurs qui n’ont pas leur pareil pour enflammer les foules.

Le soir après les concerts sur la grande scène, tous les musiciens du festival plus quelques musiciens locaux se retrouvaient pour des boeufs jusque tard dans la nuit.

Et puis, je garde le meilleur pour la fin: les trois soirées sur la grande scène, toutes réussies avec un coup de chapeau tout particulier pour Lola Gulley qui a magistralement conclu ce festival, je vais y revenir….
Le samedi, c’est le natif de Chicago Jeff Hoffman qui a animé cette première soirée dans son style aussi incisif que spectaculaire allant du Chicago blues à Ray Charles en passant par Johnny “guitar” Watson. En fin de concert, il fut rejoint sur scène par Lola Gulley (en pleine forme malgré le décalage horaire) et K-Leed pour une jam enflammée et de beaux duels de guitares.

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Le samedi, nous avons eu droit à un festival de boogies furieux dans un style Mississippi blues électrique à la Burnside avec Stinky Lou & the Goon Mat, de plus en plus rares en France. Ils se sont donnés à fond (tellement que Mathias en a cassé 3 cordes !), notamment Fabian Benardo qui s’est démené malgré son bras dans le platre, n’hésitant à descendre jouer un long solo d’harmo dans la foule. Au final, ils ont réussi à faire danser une partie du public avant d’être rejoints sur scène pour un boeuf improbable mais O combien sympatique avec Jackie Hawkins et Chelsea.
Le dimanche, le festival s’est terminé en apothéose avec Lola Gulley une pianiste / chanteuse d’Atlanta qui a fait preuve d’une générosité et d’une énergie hors du commun. Elle possède une voix exceptionnelle formée à l’école du gospel, un sens du spectacle et un contact avec le public très fort. Si son entrée fut spectaculaire, le soufflet n’est jamais retombé, variant les styles du Chicago blues au funk en passant bien sûr par des passages gospelisants. Son show fut rondement mené, elle s’est permise une petite escape derrière la batterie et une descente dans le public en fête remportant un important et mérité succès populaire. Elle était parfaitement accompagnée par K-Leed Bâ’ Sam et son groupe (Clive et Julien) qui ont su se mettre au service de Lola tout en donnant une puissance terrible à son show avec un côté “rocking gospel” qui m’a rappelé certains concerts de Sharrie Williams. Lola Gulley, c’est vraiment une chanteuse de tout premier plan et j’espère qu’on aura l’occasion de la revoir très souvent en France.
Pour couronner le tout, le public a répondu présent avec (d’après les estimations que j’ai entendu), entre 300 et 500 spectateurs chaque soir. Super !
Longue vie à Noyon Blues Estival et à l’année prochaine !

Jocelyn

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site “la route du blues”:
http://www.route-du-blues.net

portail expositions blues:
http://www.expos-blues.new.fr/

photos Chicago blues festival 2004:
http://perso.wanadoo.fr/photos-chicago2004/index.html
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