Once upon a time…

Pour bien débuter l’histoire du Blues anglais, on doit se pencher sur quelques idoles du rock ou quelques Jazzmen qui vont montrer la voie au milieu des années cinquante

Tommy Steele


Le rock en Angleterre ne date pas des Beatles, mais de quelques années plus tôt avec l’apparition de la première vedette anglaise du genre Tommy Steele. Tommy Steele est né le 17 décembre 1936 à Bermondsey. Tout jeune, il est marin puis, lors d’un long séjour à l’hôpital, il apprend la guitare. De retour sur les mers, il interprète des airs de Hank Williams pour divertir les passagers. A Londres, Tommy forme le groupe les Cavemen et tente sa chance au “2 I’s Club” un Coffe Shop branché sur Old Compton Street. Le groupe sort son premier disque en octobre 1956 pour Decca “Rock With the Cavemen”, puis les disques s’enchainent “Singing the Blues”, “Knee deep in the Blues”, “Happy Guitar”, “Come on let’s go”. Véritable idole, il enregistre live “The Tommy Steel Stage Show” et commence même une carrière cinématographique avec “The Tommy Steele Story”.
C’est en grand frère du rock anglais, à la manière d’un Elvis Presley, qu’il annonce la naissance du Blues Boom : “J’ai eu de la chance, et j’étais assez bon guitariste, j’avais même accompagné le bluesman Josh White en 1955. Je connaissais par coeur les blues de Leadbelly et les chansons de Hank Williams. Je voulais marier ces deux styles. C’est ce qui m’a décidé à composer des morceaux comme “Rock with the Caveman”. Lorsqu’on a commencé à passer sur scène, les gens ont été surpris, ils n’avaient encore jamais vu d’amplificateur pour guitare.” Il se retire de la scène rock pour se consacrer à l’opérette et au Music-hall.

Chris Barber


L’autre grand frère du British Blues est le tromboniste Chris Barber et son orchestre Dixieland avec notamment la présence dans ce band d’Alexis Korner et de Lonnie Donnegan.
Ce dernier est batteur de Jazz pendant son service militaire et devient gratteur de banjo dixieland. En 1956, il forme le premier groupe de Skiffle et remporte un gros succès avec “Lost John” et “Rock Island Line”. Cette notoriété l’ammène à passer dans l’émission de Jack Good “6.5. Special” puis il anime sa propre émission le “Lonnie Donnegan Show” . En 1959, il adapte encore des titres comme “Tom Dooley”, “The Battle Of New-Orleans”. Partout en Angleterre se forme des orchestres de Skiffle dont bon nombre de ces jeunes musiciens se retrouveront en première ligne du Blues Boom. On peut citer entre autres : Bob Cort, Chas McDevitt, les Vipers et Johnny Duncan. Américain d’origine, Johnny Duncan chantera, après avoir quitté lui aussi l’orchestre de Chris Barber, “Last Train to San Fernando”.

Chris Barber quant à lui tiendra les rênes d’une fameuse boite de Jazz : le Marquee Club, il sera aussi à l’initiative du National Jazz Blues Festival qui se transformera un peu plus tard en Reading Rock Festival.


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le Skiffle, c’est quoi ?

D’après son créateur Lonnie Donnegan c’est une mixture comme seuls les anglais savent en faire, un mélange de Folk Blues de chanson Western et de Jazz New Orleans.
Les tournées de Josh White, Big Bill Broonzy et surtout celle de Muddy Waters vont influencer beaucoup de jeunes anglais et les insciter soit à écouter du blues, ou après avoir déniché quelques rares disques, à reproduire cette musique. Le succès du rock américain livre également des disques d’artistes blacks comme Chuck Berry, Little Richard ou Bo Diddley. Au début des années soixante, deux générations de musiciens venant du Jazz et du Skiffle vont se cotoyer à Londres au sein du Blues Incorporated, véritable starter-group du Blues anglais, il sera le premier orchestre blanc à jouer du Chicago Blues électrique.

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