Les groupes et personnalités marquants de cette époque…

Korner et Davis formèrent une école de musiciens prodiges comme M. Jagger et B. Jones qui allaient former le plus grand groupe de rock inspiré par le Blues. Le paradoxe est que tous ces groupes, au firmament du rock des sixties, avaient une connaissance relativement superficielle du blues, surtout à leurs débuts. Donc peut-on parler de blues anglais ? La presse, les affiches de concerts de l’époque annoncées “Rythm’n blues” et non véritablement Blues dans ce qu’on l’imagine de plus pur. En effet les groupes de l’époque tombent le plus souvent dans un excès commercial… Il faut attendre Cream, Fleetwood Mac ou les premiers albums de Rory Gallagher pour entendre une réelle démarche créative inspirée par le blues

Tony “TS” McPhee and the Groundhogs
Tony est né le 23/3/44, vers l’âge de 15 ans, il persuade sa mère de lui offrir une guitare pour Noël. Il prend quelques cours avec cette guitare classique d’occasion, mais ce n’est pas ce que cherche Tony. Il veut jouer comme ses idoles de l’époque les Fireballs, les Ventures ou les Shadows. Son grand frère possède une belle collection de Disques “World” du genre Folklore turc ou africain, mais dans cette collection figure le disque produit par Alex Lomax “Blues Roll On”. Tony réalise que cette musique lui est proche. En 1963, il s’achète une Gibson SG et se joint à un groupe professionnel du style Beatles.

Tous les jeudis, Tony ne manque pas le Cyril Davies all Stars qui s’est installé au Marquee. Enthousiasmé par ces performances, il décide de fonder un groupe de Blues. Il le baptise les Groundhogs, nom tiré d’un album de John Lee Hooker. Les Hogs deviennent le Backing groupe d’un bon nombre de Bluesmen américans en tournée en Europe. On peut citer Champion Jack Dupree, Jimmy Reed, Little Walter ou Memphis Slim. Ils enregistrent même un album avec John Lee Hooker réédité sous le titre “Hooker and the Hogs”. Véritable touche à tout pour l’époque, Tony enregistre également avec Ch. Jack Dupree et participe à la session d’Eddy Boyd en compagnie des Bluesbreakers.

Il collabore également avec Jo Ann Kelly (la soeur de Dave Kelly), ensemble, ils jouent en duo acoustique dans divers clubs. Ils enregistrent même “I asked her for water and she give me gasoline” un album d’anthologie qui date de 1969 (réédité en cd en 1998). “TS” joue également avec Herbal Mixture en 67 et dans le John Dummer Blues Band en 69.

Les Groundhogs
Les Groundhogs sortent leur premier disque “Scratching the surface” en 1968 un album enregistré en 8 heures qui contient malgrè tout une bonne version de “Still a Fool”. L’année suivante c’est l’album “Blues Obituary” . Le groupe se compose alors de McPhee à la guitare, Pete Cruickshank à la basse et Ken Pustelnik à la batterie. Après ce disque l’orientation musicale du groupe change et se tourne vers un Blues Rock musclé. Les albums qui suiveront, assureront aux Hogs un succés commercial notamment “Split” qui sera disque d’or et sixième meilleure vente au UK en 1971. En paralèlle, Tony McPhee continuera son itinéraire blues collaborant avec Billy Boy Arnold ou Big Joe Williams. Aujourd’hui, en 99, Tony et les Hogs sortent toujours des disques (de blues)

Jo Ann Kelly

Jo Ann joue et chante des titres de Big Bill Broonzy et de Big Joe Williams avec une forte influence de Memphis Minnie. Malgré qu’elle soit jeune, blanche et anglaise, elle réussit à s’imposer comme une réplique d’une Blueswoman du Deep South. Elle se contente de porter la bonne parole de bar en club, souvent accompagnée de TS Mc Phee ou de son jeune frère Dave Kelly. Elle se désintéresse complétement du succès commercial. Elle s’identifie à son idole Memphis Minnie et vole même à son secours quand la vielle dame impotante, finit ses jours dans la misère. Après quelques titres enregistrés pour Say Disc, Nick Perls a toutes les peines du monde pour l’enregistrer. Il est obligé de la suivre de salle en salle avec son matèriel et réussit à lui payer son cachet en disques.
Elle continue sa carrière contre vent et marée, en tournant souvent en Allemagne, Pays-Bas et Belgique. Elle meurt d’une tumeur au cerveau en 1990 .

Trois groupes majeurs du R’n B
Animals : C’est en 1962, à Newcastle, que naissent les Animals avec l’arrivée d’Eric Burdon. Ils écument les clubs en accrochant à leur répertoire des titres de John Lee Hooker et de Willie Dixon. Comme les Yardbirds, Ils jouent le rôle de backing group pour Sonny Boy Williamson, un disque témoignera de cette expérience. Signés par Columbia, ils sortent leur fameux “House of Rising Sun” qui les propulse vers une carrière rock. (voir autres sites spécialisés)

Pretty Things : Groupe fondé en 63 par Dick Taylor qui participa à la formation des Rolling Stones.
Le blues des Pretty Things prend toute sa puissance en live dans les clubs britannique notamment au Hull Rn’B club. Repérès et signés par le label Fontana, les Pretty Things passent rapidement des bals de lycée au plateau de l’émission Ready, Steady, Go.
En 67, le groupe change de trajectoire et s’oriente vers la Pop.
A leur début, le groupe se compose de Dick Taylor (g) du chanteur Phil May, John Stax (b), Brian Pendleton (g) et Vivian Price (dr). Le répertoire est composé de titres de Bo Diddley, J. Reed et Chuck Berry.

Them : Le jeune Morisson, comme J. Mayall, découvre le blues dans la discothèque de son père. Sa mère est chanteuse de jazz. Musicien précoce, comme Stevie Windwood, il devient pro vers 15 ans dans un groupe de R’n B : les “Monarchs”.
En 1963, il fonde Them en compagnie de Billy Harrison (g), Jackie McAuley (p), Alan Henderson (b), et le Ronnie Milling (d). Le groupe frappe un grand coup avec la reprise de Big Joe Williams “Baby please don’t go”. La face B du single est une composition de Van Morrisson : Gloria… Comme les titres du Spencer Davies, ces deux morceaux sont des hymnes du R’n B britannique, en particulier “Gloria” qui sera repris par un autre Morrison, celui des Doors.
En 1966, Van Morrison quitte le groupe pour une carrière solo américaine qui ne s’éloignera jamais du blues et du R’n B. En jonglant entre folk irlandais et pop californienne, Van Morrison sortira de superbes albums intimistes qui sont, sans aucun doute, les plus représentatifs de son oeuvre. (voir autres sites spécialisés)

Les groupes obscurs du British Blues
Aynsley Dumbar Retaliation : Groupe éphèmère formé autour de A. Dumbar quand il quitte John Mayall. Des bandes live témoignent de cette époque où le groupe se produisait au Blue Horizon Club.

Stone’s Masonry : le plus important à signaler sur ce groupe est la présence à la guitare de Martin Stone qui participera par la suite à Savoy Brown, Mighty Baby, Chilli Willi and the Red Hot Peppers et les Pink Fairies. Le groupe se compose comme suit : Martin Stone (g), Pete Shelley (org), Keith Tillman (b), Micheal Riley (dr). Ils enregistrent quelques faces pour Purdah records, qu’on trouvera sur différentes compilations mais le groupe ne semble pas avoir donné de concert.

Dharma Blues Band ; Résident du Eel Pie Island Club de Twickenham, le Dharma Blues Band est composé de Dave Broke, Luke Francis (v,g), Mike King (p) comme Stone’s Masonry on peut les écouter sur des compilations Immediate.

John Dummer Blues Band : (en recherche)

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