La compil’ Deep Soul : Slow’ N’ Moody

Slow’ N’ Moody – Black & Bluesy & More
Cette compilation Deep Soul est principalement destinée aux amateurs de ballades sudistes, comme le titre le laisse entendre. A l’origine, ce cd était paru en LP en 1983 et avait été réédité en cd il y a près de 15 ans, mais cette nouvelle édition donne lieu à quelques changements de titres, probablement pour une question de droits. Certains titres ont donc disparu: « Directly From My Heart » (Little Richard), « Mr President » (Angels of Boys), « Can’t Count The Days » (Jeb Stuart) au profit de nouveaux artistes (Ruth Davis, Millie Foster, Larry Sanders, Larry Davis et Ernie Andrews).
La présente compilation contient quelques pépites comme ce « The Years Go Passing By » de Larry Davis, morceau d’une grande beauté où l’émotion est à son comble. Son album « Sweet Black Angel » publié par P Vine est à rechercher pour les amateurs. Autre moment important avec Tommy Youngblood qui nous distille le vertigineux « Why Should I Be One », là encore, l’émotion atteint son paroxysme. Willie Gauff n’est pas en reste avec son troublant « Farewell » avec de remarquables trémolos dans la voix ; il récidive sur l’excellent « Whenever I Can’t Sleep ». Joe Haywood fait dans le sulfureux avec «The Last One To Know » qui mérite le détour.

Mais rassurez vous, le blues n’est pas oublié avec la présence de Mister BB King avec « Ain’t Nobody’s Business » titre dans lequel la voix se fait à la fois douloureuse et poignante et qui débouche sur une ballade bluesy à souhait. Johnny Copeland est monstrueux sur le magnifique « Every Dog’s Got His Day » où il fait de véritables prouesses vocales et dans lequel on sent fortement l’influence du gospel. L’auditeur pourra aussi découvrir deux autres monstruosités avec « Nothing Can Change The Love I Have For You » de ZZ Hill, titre qui a l’honneur d’ouvrir les hostilités, suivi de « You Messed Up My Mind » de Clay Hammond. Mais il est vrai qu’avec ces deux là, on a affaire à des orfèvres en matière de Soul Sudiste. Parmi les nouveaux titres, en dehors de Larry Davis qui se détache du lot, citons Ernie Andrews avec « I’m Falling For You » qui propose une atmosphère troublante, proche du singer country Floyd Tillman. Stacy Johnson qui fit partie du Ike & Tina Revue nous offre un « Consider Yourself » d’une grande sensibilité. Parmi les artistes méconnus, Terry & The Tyrants qui nous distillent le très savoureux et poignant « Weep No More », méritent une attention soutenue. Idem pour Jimmy Robins et son « It’s Real (part1) » qui est de très bonne facture.
Cette compilation mérite incontestablement le détour, même si elle n’atteint pas les sommets, elle permet en outre de découvrir des musiciens peu connus.

Henri Mayoux

 

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