Jumpin’ at La Java

Les Disques

Franck Goldwasser & Vincent Bucher Jumpin’ at La Java.
I l y a peu nous évoquions Vincent Bucher et les chemins de traverse qu’il avait empruntés pour finaliser un trajet bien personnel par le biais de ses relations et participations aux enregistrements avec Tao Ravao, Lobi Traoré ou Boubacar Traoré.Nous ne referons pas ici un article retraçant sa carrière. L’actualité discographique nous permet seulement de souligner la qualité de son jeu d’harmonica. Déjà ensemble dans un projet nommé FBI (French Blues Initiative) en 2006, Vincent Bucher et Franck Goldwasser  décident en 2012 de se produire ensemble à La Java. Et quand je vous dirai que ces deux vieux complices étaient accompagnés par Jérémie Tepper à la seconde guitare et par Simon Boyer à la batterie, vous serez comme votre serviteur comblé que cet enregistrement sorte pour permettre à ceux et celles qui n’ont pu y assister d’en bénéficier.

Vincent Bucher souffle un jeu aussi puissant rythmiquement qu'une finesse mélodique remplie d'émotion

Vincent Bucher souffle un jeu aussi puissant rythmiquement qu’une finesse mélodique remplie d’émotion © Miss Béa

Ce sont 67 minutes de blues électro acoustique qui permettent aux guitaristes de s’exprimer soit en lead, soit en rhythm et qui, en public rendent bien toute la qualité des échanges. Accompagnés par l’harmo de Vincent  qui n’en fait jamais trop et la batterie de Simon qui se régale (on le voit sur une photo intérieure sourire de plaisir !), l’ensemble sonne intimiste et agréable tant les musiciens prennent plaisir à revisiter quelques classiques.

11 titres composent cet album, essentiellement des reprises (exceptés Jumpin’ at La Java de Vincent et Bad News This Morning de Franck Goldwasser) La majorité des titres sont du répertoire de Franck (ainsi Can’t Raise Me qui donna son titre à son dernier album studio et qui déjà se trouvait sur l’album Blues for Esther du jeune Paris Slim en 1989, mais aussi Sweet lovin’ mama issu de Can’t Raise Me de 2012. Nous retrouvons aussi 2 morceaux qui figuraient sur l’album de Paris Slim Bleedin’ Heart de 1996 (le titre d’Elmore James bien sûr mais aussi Let’s Talk About Love de Ray Agee). Si vous rajoutez une reprise de Willie Dixon Bloody Tears et un I’m a Lover, not a Fighter popularisé par les Kinks et Lazy Lester, vous aurez fait quasiment le tour de cet enregistrement.

Franck Golwasser, autre arpenteur de chemin de traverse, installé depuis trente ans aux USA a plus participé ou contribué à des réalisations de renom avac des musiciens américains prestigieux que nous ne citerons pas pour n’en oublier aucun que produit d’albums sous son propre nom ou sous son surnom. Il étend, avec ce live à La Java, la palette de ses participations de ce côté-ci de l’Atlantique au delà de ses liens avec Benoit Blue Boy.

Et pour vous encourager à acheter cet album, nous ne pouvons que vous inciter à aller sur le site de distribution de cette pépite à savoir

Futura Marge / futuramarge@free.fr

Il vous en coûtera 8 euros, frais de port inclus !

 

Serge Sabatier

 

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