Jeff Finlin et moi, nous sommes amis

Jeff Finlin – Original Fin – BMG Gravity
Jeff Finlin et moi nous sommes amis, enfin presque… J’aimerais bien… Nos vies ont quelques détails similaires. Son grand-père était cheminot, le mien aussi, il a débuté la musique comme tambour dans une fanfare à l’âge de onze ans, moi aussi. Bruce Springsteen est son plus grand fan et moi je suis le plus grand fan de Springsteen. Alors c’est pas des preuves ça ! D’ailleurs, il faudrait que je pense à envoyer une de mes démos au Boss, on ne sait jamais, je n’oublierai pas de signaler à Bruce, que Jeff, c’est mon pote !

« Original Fin » m’accompagne depuis l’automne dernier. Je ne sais ce qui m’attache autant aux neuf plages de ce disque que j’ai dégoté au Virgin de Piccadilly Circus pour la modique somme de 6 £ 99, peut-être une certaine grâce… Les compositions, les histoires racontées avec le souci du mot choisi. Peut-être ce petit quelque chose de Raymond Carver retranscrit en musique, un climat qui n’est pas si éloigné du travail de Kelly Joe Phelps…
Jeff a roulé sa bosse, il a parcouru les States de long en large se fixant un temps à Nashville où il s’essaye comme songwriter. Mais se refusant aux concessions commerciales, il s’éloigne du MusicRaw, trop typé pour lui. Jeff cherche autre chose. Il reprend la route, elle le mène jusqu’à New York où il croise le bassiste Tony Garnier et le guitariste Marc Ribot. Ensemble, ils enregistrent ce fameux « Original Fin ».
Nous sommes en 2001. Mais il faut attendre encore quatre année et un nouveau recueil de chanson : « Epinonymous » pour que Jeff Finlin soit révélé au grand public. Cerise sur le gâteau, le titre « Sugar Blue » extrait de son précédent l’album « Somewhere South of Wonder » est retenu par Cameron Crowe pour la bande son d’’ Elizabethtown ». Cameron n’a pas son pareil pour compiler des play-lists de génie. « Vanillia Sky », « Presque Célèbre », « Elizabethtown » sont des films à voir (et à écouter) absolument. Cameron est un fan de musique, Jeff Finlin est un fan de musique. Leurs références sont multiples. Alors, Pas étonnant que tout cela fonctionne.
Jeff Finlin tient à rester un « semi-pro » de la musique et du show-biz, il s’est établi avec sa femme et son fils au Colorado. Il avoue volontiers, qu’il ne peut rester plus de trois semaines, éloigné de son Home sweet home. Jeff reste indépendant, écrivant ses textes quand il en a envie et suivant son inspiration. Il continue à n’accepter aucune compromission. Faisant confiance tout simplement au destin et à son instinct pour continuer sa carrière, Jeff se hisse au rang des grands songwriters. Comme Dylan, Tom Waits ou Tim Bucley, il a nul besoin d’artifice, une guitare, un bon texte et la voix fait le reste. Une voix qui peut faire le tour du monde juste comme ça… Pas mal pour un ancien batteur !…

plus d’infos : http://jefffinlinonline.co.uk/

Docteur Blues

 

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