Festival mémorial “Marco Fiume blues passion” 2008 à Rossano

Chroniques de concert

C’était déjà cette année la 6e édition du festival mémorial “Marco Fiume blues passion” à Rossano. Autant vous le préciser tout de suite, j’ai eu le privilège d’assister à toutes les éditions et ce festival, j’en garde une multitude de souvenirs fabuleux, aussi bien des concerts que de tout le reste, alors c’est sûr, ce festival occupe une place toute particulière dans mon cœur. La localisation du festival au fin fond de l’Italie, en Calabre y est déjà sans doute pour quelque chose car le voyage entre Paris et Rossano demeure une aventure avec chaque fois son lot de péripéties. Le but de ce rendez-vous annuel est avant tout de ne pas oublier le guitariste italien installé à Los Angeles Marco Fiume qui nous a quitté bien trop tôt (c’était en mars 2002 à la veille de ses 30 ans), de lui de rendre hommage, d’honorer sa mémoire, de se souvenir de sa musique mais aussi de découvrir sa région d’origine et toutes ses facettes, de la vieille ville de Rossano située sur le flanc de la montagne avec ses petites ruelles et ses églises bizantines à la station balnéaire en bordure de la mer Ionienne avec ses grandes plages, ses hôtels et ses bars en passant par la délicieuse cuisine calabraise le tout sous un soleil de plomb.

C’est tout sauf une simple succession de concerts, c’est un festival toujours riche en rencontres humaines et musicales, avec un esprit tout particulier où les musiciens des différents groupes programmés ont le temps de se connaître et d’échanger, il en résulte beaucoup d’associations inédites et exceptionnelles sur scène. A l’origine de ce festival, on trouve une personne, Maria Giulia Sorrentino, la mère de Marco Fiume qui organise quasiment toute seule et avec des moyens limités ce festival hors-normes. Lors des 5 précédentes éditions, la programmation avait toujours privilégié les amis proches de Marco Fiume, ceux qui avaient enregistré avec lui, qui l’avaient accompagné sur scène comme Candye Kane, Lynwood Slim, Mark Tortoricci, Alex Schultz, Junior Watson, Jeff Turmes, Janiva Magness, Jeff Ross, Kid Ramos, Lisa Otey, Jimmy Morello, Sweet Betty, Enrico Crivellaro et Egidio Ingala. Ce n’était plus le cas cette année où la seule artiste programmée qui avait connu Marco Fiume était Sophie Kay, c’était lors du festival Cognac blues passions 2000 où Marco Fiume avait d’abord joué avec le groupe de Candye Kane puis avait participé en tant qu’invité au concert de Jimmy Morello avec un certain Alex Schultz à la guitare.

Cette année, tous les concerts étaient retransmis en direct sur internet via une radio locale Radio Cometa qui a aussi interviewé les principaux artistes à l’affiche de cette édition, les interview (très people) étant diffusées sur le site du festival entre les concerts. Et puis, un petit mot encore pour signaler que j’aime beaucoup la brochure du festival (même si elle est en italien), qui comprend le programme de cette 6e édition, la biographie de Marco Fiume et celles des différents groupes programmés mais aussi quelques photos exceptionnelles, notamment celle de la dernière page où l’on voit Marco Fiume à la guitare au Café Boogaloo (Los Angeles) avec Bill Stuve, Rod et Honey Piazza. J’aurais bien aimé y être !

vendredi 18 juillet 2008
La première soirée débute avec un groupe italien, plus précisément Napolitain: Blue Stuff, un groupe expérimenté et professionnel. Mario Insenga, le leader du groupe joue le blues depuis une quarantaine d’année, c’est un peu l’équivalent italien de Patrick Verbeke ou Benoit Blue Boy en France. Il est à la fois batteur et chanteur ce qui n’est pas si courant, il est aussi très bavard quand il s’agit de présenter les morceaux. Il faut dire que Blue Stuff ne joue que des compositions et d’après ce que j’ai compris, Mario Insenga chante non pas en Italien mais en Napolitain (moi, je ne comprend ni l’un ni l’autre). Le groupe bénéficie d’une instrumentation originale, accordéon, dobro, mandoline. Si cela peut paraître exotique, folklorique ou un peu “world musique”, il ne faut pas s’y tromper, la musique de Blue Stuff sonne vraiment blues, un blues à la fois traditionnel et festif (avec des hommages à Robert Johnson et Jimmy Rogers), un blues original qui peut intéresser autant les puristes que les novices.

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  • Mario Insenga “Dr Sunflower” : batterie et chant
  • Lino Muoio “Mojo killer” : guitare, mandoline
  • Francesco Citera “red buzzard”: accordéon
  • Fulvio Sorrentino “Wolframio” : dobro

La soirée se poursuit avec les Bluetones “nouvelle formule”. D’accord, la formule n’est certes pas si nouvelle que cela puisqu’on l’avait découverte il y a un an à Cognac, Agathe Sahraoui remplaçant Christophe Becker au chant. Si à l’époque, le groupe présentait une démo 5 titres fort prometteuse, Rossano marque une sorte de véritable départ pour le groupe avec cette fois la sortie du véritable premier CD comprenant 12 titres, uniquement de compositions du groupe. Et surtout, le virage musical est confirmé (c’est pour cela que le groupe a abandonné le “Ze” pour revenir au nom de groupe initial), le blues très énergique teinté de swing et de rock & roll a laissé la place à une sorte de rhythm & blues moderne, une musique plus posée, plus feutrée, très personnelle et reconnaissable, tantôt swinguante, tantôt lancinante avec parfois des passages parlés. Tout tourne autour de la voix et de la personnalité de la chanteuse Agathe Sahraoui, parfaitement soutenue par les deux solistes Thomas Troussier (harmo) et Pascal Fouquet (guitare), un Pascal Fouquet qui trouve vraiment la place qu’il mérite alors que dans la formule précédente, il se retrouvait en deuxième guitare, un peu comme en invité. Alors que Thomas Troussier fut un peu frustré lors de ce concert, le son de son harmonica étant quelque peu bridé par la technique, Pascal Fouquet s’est lui bien mis en évidence, son jeu de guitare étant plus fluide et plus swinguant que jamais. L’ensemble dégage beaucoup de finesse et de classe. Le groupe a vraiment bien bossé, il a encore une marge de progression, et n’a certainement pas fini de nous enchanter.

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  • Agathe Sahraoui : chant
  • Pascal Fouquet : guitare
  • Thomas Troussier : harmonica
  • Eric Lebeau : basse
  • Guillaume Chevillard : batterie

La vedette de cette première soirée est Chris Cain, un guitariste chanteur Californien qui est un peu une énigme pour nous français. Il a enregistré une dizaine de CD pour les labels Blind Pig puis Blue Rock’it. Certains musiciens du label Blind Pig comme Tommy Castro, Jimmy Thackery ou Debbie Davies sont venus fréquemment en France mais lui, jamais, pourquoi ?
Pourtant, ces CD sont plus tôt bons, je trouve même le CD “Cain does King” sorti en 2001 vraiment excellent, il possède une bonne voix et un jeu de guitare flamboyant. Bref, je ne comprend pas d’autant qu’il m’a assuré qu’il adorerait venir dans l’hexagone.
Alors que sur CD, il est généralement accompagné d’une section de cuivre et d’un piano, pour cette tournée italienne, il est venu en trio, visiblement pour raison économique. Finalement, ce n’est pas bien grave car sa prestation à Rossano fut éblouissante, on a eu tout le loisir d’apprécier son jeu de guitare certes un peu démonstratif (formule trio oblige), sa formidable technique entre blues et jazz (n’oublions pas que la devise du festival est “the bluesy side of jazz… the jazzy side of blues”), sa maîtrise impressionnante, son répertoire original, sa voix chaude. Son set fut rondement mené, avec une bonne alternance des tempos et servi par un bon gros son au niveau de sa guitare. Pour l’anecdote, Chris Cain s’est aussi illustré par ses nombreuses grimaces, en particulier pendant ses solos de guitare, dans la lignée de nos spécialistes français Bernard Sellam et Christophe Becker. J’espère que les programmateurs français penseront à Chris Cain dans l’avenir, personnellement, j’aimerais bien le revoir entouré d’une formation plus étoffée.

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  • Chris Cain : guitare et chant
  • Dewayne Pate : basse
  • Tyler Eng : batterie

Samedi 19 juillet 2008
Cette deuxième soirée débute cette fois avec un trio sicilien, Shot Gun au style rockabilly, qui me rappelle Adel’s un autre groupe sicilien que j’avais découvert à Rossano en 2004. Leur répertoire est composé de reprises blues et rock ‘n’ roll (“Around and around”, “Great balls of fire”, “Hound dog”, “route66” etc…) mais aussi des morceaux plus surprenants dans le contexte du festival comme la musique du parrain version rock ‘n’ roll. L’ensemble est indéniablement fun, j’apprécie les sonorités typiques du rock des années 50 de la guitare de Marco Gioe. Il est vêtu d’un T shirt sans manche laissant apparaître une pin-up tatouée sur l’épaule qui ressemble à celle qui est sur l’affiche du festival (avec un vieux micro au lieu de la guitare). Et Andrea Amico nous a réservé quelques acrobaties à la contrebasse, dignes de Lee Rocker ! Signalons enfin que Shot Gun a interprété “Caldonia” dédié à Marco Fiume.

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  • Marco Gioe : guitare et chant
  • Andrea Amico : contrebasse
  • Sandro Pittari : batterie

C’est ensuite Sophie Kay qui monte sur scène. Elle était déjà venue à Rossano en 2006 chantant essentiellement des titres en anglais mais aussi quelques titres en français le tout accompagné par un all star band comprenant Little Victor, Julien Brunetaud, Anthony Stelmaszak, Thibaut Chopin, Simon Boyer plus quelques invités de marque comme Jimmy Morello et Bob Corritore. Cette année, elle a fait le choix de ne présenter que ses titres en français (“4 fois par mois”, “pour qui tu te prends ?”, “Pause café”, “La fièvre acheteuse” etc…) ce qui n’est pas évident face à un public qui à une très large majorité ne comprend pas le français (ni l’anglais). Pour ce concert, elle était accompagnée par un groupe aussi inédit qu’improbable composé de Sandra Derlon alias Gina Valenti, guitariste éclectique qui vient du flamenco et par la rythmique des bluetones. Sophie et Sandra apparaissent dans une élégante tenue coordonnée noire à pois blancs. Si Sophie avait préparé un petit texte sympathique avec quelques mots en italien pour établir une certaine complicité avec le public, elle fit aussi une intervention pour le moins maladroite pour présenter Pause Café.
Comme ce fut le cas 2 ans auparavant, Sophie Kay a encore fait appel à quelques invités en fin de concert, donnant un aspect plus festif et plus convivial à sa prestation. Cette fois, c’est Mario Insenga et Francesco Citera (de Blue Stuff) Pascal Fouquet et Agathe Sahraoui (des Bluetones) et Joseph Champagnon (du groupe de K-Led Bâ’ Sam) qui l’ont rejoint sur la grande scène du festival pour un final aux allures de jam.

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  • Sophie Kay : guitare et chant
  • Sandra Derlon : guitare
  • Eric Lebeau : basse
  • Guillaume Chevillard : batterie

invités : Mario Insenga (washboard), Francesco Citera (accordéon), Pascal Fouquet (guitare), Joseph Champagnon et Agathe Sahraoui (coeurs)

La vedette de cette deuxième soirée était la chanteuse Shanna Waterstown accompagnée d’un “Ocala blues hounds” quelque peu remanié. Il s’agissait en fait d’un groupe mixte monté pour l’occasion comprenant deux membres du groupe habituel (Gulliver Allwood et Thierry Jasmin Banaré), des musiciens qui l’accompagnent occasionnellement sur Paris et un organiste recruté sur place à Rossano. A partir de là, le répertoire de Shanna Waterstown ne proposait que quelques compositions du CD (“Hold my hand”, “Watch what you say”) et essentiellement des standards. Mais, cela n’a pas empêché Shanna d’impressionner par sa voix à la fois puissante et parfaitement maîtrisée. Son côté à la fois sexy et élégante a beaucoup plu au public italien, notamment des titres comme “I just wanna make love to you” ou “Let me love you baby”. Shanna agit comme une sorte d’aimant pour capter l’attention des spectateurs. Aux côtés de Shanna, j’ai apprécié les beaux solos de K-Led Bâ’ Sam et Yoshito Kiyono ainsi que le “duel” bien sympa entre la guitare de K-Led et le saxo de Gulliver sur “Watch what you say”, un Gulliver Allwood qui s’est autorisé un petit numéro en fin de set, descendant de la scène, jouant d’abord un solo devant Maria Giulia Sorrentino, l’organisatrice du festival puis se baladant ensuite avec son saxo au milieu d’un public aux anges. Gros succès pour Shanna Waterstown…

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  • Shanna Waterstown : chant
  • K-Led Bâ’ Sam : guitare
  • Joseph Champagnon : guitare
  • Gulliver Allwood : saxophone
  • Yoshito Kiyono : harmonica
  • Thierry Jasmin Banaré : basse
  • Abraham Cohen : batterie
  • Pietro Savoia : orgue

dimanche 20 juillet 2008
C’est K-Led Bâ’ Sam qui avait l’honneur d’ouvrir cette troisième et dernière soirée. J’ai eu le privilège de le voir des dizaines de fois sur Paris et c’est un musicien qui me surprend toujours, qui ne fait jamais deux fois le même concert. Avec lui, pas de routine, une grande place est laissée à l’improvisation, et il se passe toujours quelque chose d’intéressant. Cette fois, il nous a proposé un set en trois parties distinctes (en fait trois concerts dans le concert !), d’abord une partie en trio, puis une partie en grande formation à sept sur scène avec cuivres, orgue (il a demandé à Pietro Savoia, l’organiste de Rossano de l’accompagner) et harmonica, pour finir seul sur scène avec sa guitare pour un long et magnifique rappel. Ces trois parties bien qu’étant très différentes avaient en commun l’intensité, la profondeur des interprétations et l’émotion qui s’en dégage. Le répertoire fut résolument orienté Chicago blues avec un bien bel hommage rendu à Muddy Waters dont il a interprété quelques titres dont un superbe “Champagne & reefer”. Il s’est mis en évidence sur un autre blues lent “If trouble was money”. Le titre “Blues power” (d’Albert King) interprété avec la formation complète à sept fut dédié à Marco Fiume. Sa guitare fut à la fois puissante et aérienne, son chant toujours aussi prenant. Signalons qu’il a laissé sa guitare à Jérome Cornelis le temps d’un titre pour se concentrer uniquement sur le chant. Pour le rappel, K-Led est revenu seul sur scène avec juste sa guitare qu’il a posé à plat sur ses genoux, jouant en bottleneck façon lap-steel. Il a alors interprétés “From heaven right down to hell” dans une version complètement différente de celle du CD, plus lente, plus intimiste mais toute aussi superbe puis une version très intense de “long distance call”.

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  • K-Led Bâ’ Sam : guitare et chant
  • Joseph Champagnon : basse
  • Jérome Cornelis : saxophone et guitare
  • Olivier Bridot : trompette
  • Yoshito Kiyono : harmonica
  • Abraham Cohen : batterie
  • Pietro Savoia : orgue

C’est ensuite Diunna Greenleaf & the Bluetones qui montent sur scène. Précisons que Diunna Greenleaf n’était pas dans les conditions idéales pour ce concert, perturbée par un voyage long et fatiguant entre Houston et Rossano agrémenté de quelques péripéties comme la perte de ses bagages. Précisons aussi qu’on lui a présenté les Bluetones qui l’accompagnaient que peu de temps avant le concert. Pourtant, un fois sur scène, cette grande professionnelle a fait table rase de tous ses problèmes se présentant avec un large sourire comme sublimée par ce qui venait de lui arriver.
J’avais déjà vu Diunna Greenleaf avec son propre groupe et très franchement, je dois avouer que je ne l’avais jamais vue aussi extraordinaire qu’à Rossano avec les Bluetones !
Il faut dire que sur ce coup là, les bluetones ont vraiment impressionné tous les observateurs, ils ont bien bossé les morceaux de Diunna Greenleaf à partir des CD. Car, elle a joué son répertoire habituel (“Love treasure”, “Calling blue mercy” etc…) et non une succession de standards. Inutile de vous préciser que les Bluetones ont pris un énorme plaisir à accompagner Diunna Greenleaf et que ce concert restera longtemps dans leur mémoire. Si je devais sortir deux titres de ce concert, je choisirais “Tribute to John Lee Hooker” (où elle cherche un successeur à JLH) et “Built for confort” (reprise d’Howlin’Wolf), deux titres jouissifs où elle fait durer le plaisir, où elle fait preuve d’une présence exceptionnelle, prenant le public à témoin avec des attitudes très théâtrales. Sur “Built for confort”, elle passe ses musiciens en revue avec à chaque fois la même conclusion “built for speed !” Elle ajoute quelques gospels qui donnent le frisson (même à moi qui ne suis pas un fan de gospel). Quelle voix exceptionnelle ! Elle a gagné l'”International Blues Challenge” en 2005 et un “Blues Music Award” en 2008 (Best new artist debut) sans parler de deux nominations comme “Traditional Blues Female Artist of the Year” aux “Blues Music Award” en 2007 et 2008. Après l’avoir vue à Rossano, je comprend pourquoi sa côte est si élevée aux USA comme en Europe où elle a déjà chanté dans quelques uns des grands festivals (Lucerne, Ecaussinnes, Cahors).

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  • Diunna Greenleaf : chant
  • Pascal Fouquet : guitare
  • Thomas Troussier : harmonica
  • Eric Lebeau : basse
  • Guillaume Chevillard : batterie

Et cette belle soirée n’est pas terminée !

car le festival s’est poursuivi par la désormais traditionnelle jam qui symbolise l’esprit et l’ambiance du festival avec une Sophie Kay qui s’est mise en évidence improvisant une chanson à l’honneur de l’organisatrice du festival “merci Maria Giulia”. Jérome Cornelis qu’on avait déjà vu à son avantage en début de soirée au saxo et à la guitare se retrouvait cette fois à la batterie, K-Led Ba’ Sam a partagé l’orgue avec Pietro Savoia avant de revenir à la guitare. Shanna Waterstown et Agathe Sahraoui ont ensuite relayé Sophie Kay au chant avant un final très funky, avec K-Led Bâ’ Sam au chant et un public debout devant la scène à cette heure avancée de la nuit.

Encore une édition très réussie pour ce festival mémorial “Marco Fiume blues passion”.

Tous les ans, j’ai peur d’assister à la dernière édition, j’espère que ce ne fut pas le cas en 2008, que de généreux sponsors afflueront pour que ce festival magique puisse continuer encore longtemps et que l’on se souvienne du fabuleux musicien qu’était Marco Fiume.

Jocelyn Richez (Les photos arrivent… encore un peu de patience)

 

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