Entrer dans la lumière… avec Jody Williams

Jody Williams « You left me in the dark » (Evidence EDC26130-2)
Jody Williams est né en 1935 à Mobile en Alabama. A l’age de six ans Jody rejoint Chicago. Il commence véritablement à jouer en 1951. En 1954, il est guitariste et le directeur musical d’Howlin ’ Wolf, puis devient sideman chez Chess, Vee Jay, Cobra. Travaillant pour Otis Rush, Jimmy Rodgers,Bo Diddley, Billy Boy Arnold. Il enregistre pour de petits labels (Argo), Herald Records le fait jouer sous le sobriquet de Sugar Boy Williams. Mais pour Jody le parcours n’est constellé que de désillusions. Il se fait spolier quelques titres. Jody n’a jamais eu la consécration qu’il méritait.

Au début des années 60, il met sa guitare au placard pour devenir ingénieur chez Xeros. En 1977, il revient toutefois pour enregistrer un vinyle en compagnie d’Earl Hooker « The Leading Brand » édité par Red Lightnin’.

Il y a deux ans, Jody avait fait un retour fracassant avec « Return of a legend » avec le concours de Dirk Shurman pour le label Evidence. Jody Williams nous revient cette année avec un CD de la même veine, pour la plus grande joie des amateurs de West Side Sound. Le premier titre donne son nom à l’album. On trouve ici 13 compositions et une reprise foudroyante et vibrante d’un titre de Sam Cooke « Nothing can change this love ».

Dirk Shurman a réuni une belle brochette : Rob Waters (claviers), Willie Hayes (drums), Billy Flynn et Chris James (guitares) et Pat Rynn (basse). Le disque bénéficie également du concours de deux invités, Robert Lockwood Jr. Et Lonnie Brooks, chacun dans un style différent. Le phrasé de guitare est net, concis, la voix est chaude, ronde et profonde. J’aime particulièrement la plage 3 « Don’t get caught sleeping in my bed » magnifique slow blues. Jody reprend quelques perles qu’il avait jadis composé entre 1955 et 1962 “Looking for my baby” “Hide out”. Au même titre que son « Return of a legend » Jody nous livre ici une galette sophistiquée représentant un savoureux mélange entre le blues urbain et le Delta Blues. La qualité sonore est irréprochable et la production semble soignée. Bref un album qui devrait se situer dans le trio de tête des productions américaines.

Le Kingbee

 

les 5 derniers articles de kingbee

0 Commentaires

Laisser une réponse

DOCTEUR BLUES © 1998 © 2016

Contact

We're not around right now. But you can send us an email and we'll get back to you, asap.

En cours d’envoi

Vous connecter avec vos identifiants

Vous avez oublié vos informations ?