Du Blues sous le capot

Une histoire comme la sienne ne serait plus possible aujourd’hui.
Fast food, fast think… fast music!
Alors autant l’inventer.
On dit qu’il a du sang indien dans les veines.
A la manière des Séminoles quelque soit l’endroit où il se trouve, la connerie des autres ouvre grande les vannes ou plutôt les égouts… trop blanc pour les noirs, trop noirs pour les blancs et trop les deux pour les natives. Cherchez l’erreur !
Pote du frangin de Johnny Cash et des métayers du coin… Country, Blues ou picole… ils lui ont tout appris avant qu’il ne monte à Chicago ou James Cotton a pris le relais.
Les femmes du Tennessee à ses yeux étaient les plus belles du monde et quand elles le quittaient le whiskee de la même région le plus efficace pour les oublier ou écrire une chanson pour elles.
Jeune il avait ce Cool à la Mitchum et cette ironie mélancolique dans le regard.
A la manière d’un Lester Young ou d’un Bill Evans dont Miles disait qu’il creusait des souterrains d’émotion sous la mélodie… pas de virtuosité gratuite car tout se paye quand on se frotte à cette musique comme une peau aimée ou un parfum retrouvé.
Le Blues il en connait chaque recoin, chaque impasse… l’alcool, l’usine et les galères pour en sortir
sa mère de 93 ans massacrée par un taré pour un poste de télévision et un chéquier
ça ce trouve par un des gamins du quartier qu’elle avait fait sauter sur ses genoux.
Vrai ou pas ? Dylan l’aurait signé pour qu’il ne joue pas pour un autre alors qu’il était en train d’enregistrer “Highway 61”.
Et puis il y eu les “Blinds Boys of Alabama” et surtout ces albums qui de Cuba à Chicago traversent tout. Frontières, océans, continents et connerie humaine. De “Continental Drifters” à “Christus Rédemptus” .
Notre homme toujours prêt à poser sa valoche au grès de tous les voyages… de tous les Blues. Ben Harper, Cindy Lauper et pas mal d’autres.
Comme Neil Young ce n’est pas un grand chanteur et comme Neil Young ce n’est pas le plus grand des techniciens mais ces deux là, personne ne sonne comme eux et dés les premières notes on sait que c’est eux qui déboulent.
Un truc de Bluesman… quoi !
Vous savez ce truc qui ne veut pas crever ou les bobards que vous raconte celui qui l’a n’en sont jamais tout à fait ou la gnôle ne sert souvent qu’à refaire le plein des larmes qui ne veulent plus couler
le Blues quoi et tous les autres et qu’importe comment on les appellent.
Blow again Man… blow!

“Si t’avais pas le bon accent
ou encore pire la bonne couleur
c’était au mieux la gueule en sang
qu’ça pouvait s’finir dans l’secteur…

Tu débarquais de ta cambrousse
Real Cat Buddy… un vrai marlou
chaque jour l’usine et chaque nuit l’Blues
et la gnôle pour tenir le coup…

Tu trainais tes boots du Northside
au Southside pour en pousser une
Pepper Loundge, Big John… fallait qu’t’ailles
là ou les loups hurlent sous la lune…

Certains bossaient aux abattoirs
ou n’en étaient jamais rev’nus
quelques guerres de trop dans l’regard
et pas mal d’wheesky par dessus…

Dans les allées de Maxwell Street
c’était l’ampli sur le trottoir
qu’tout s’réglait… c’est sur qu’t’apprend vite
si tu veux qu’descendent les dollars…

Heureusement y’avait cette Lady
qui débarquait du Tenessee
pour te faire oublier la pluie
même l’aimer dans c’motel pourri…

Y’a tant d’tango pour toi Charlie
et tans d’Blues pour qu’tu t’époumonnes
dessus de La Havane à Chi’
quelque soit le nom qu”on leur donne…”

 

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DOCTEUR BLUES © 1998 © 2016

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