Downtown Rockin’ at the Garden of Eden

Downtown Rockin’ at the Garden of Eden
Ce disque est en réalité un vinyl contenant des titres rares, sortis à l’origine sur de minuscules labels comme Blues Connoisseur, Pennie, Zynn, Hermitage, Melloway ou Big Star. Le niveau musical atteint est exceptionnel, on a affaire ici à du blues d’une rare authenticité, très low down. On retrouve ici 14 titres pour 35 minutes d’écoute, mais cela nous donne toutefois une superbe compilation à l’ancienne.
Ça démarre en trombe avec « Let’s do you wiggle » de Mabel Franklin qui dégage une folle énergie grâce à une voix riche et puissante. Et que dire de Little Junior Cannaday, un bluesman de Detroit City, qui nous délivre un « Don’t turn your love on » de derrière les fagots, avec un jeu de guitare éblouissant et un son légèrement nasillard mais néanmoins haut en couleur. Little Daddy Walton a su créer une ambiance survoltée avec ce diable de « I’ve got a broken Heart », un rockin’ blues de très haute volée. Chuck Rives nous offre avec « Tonight I Learn » un blues où le jeu de guitare tient une grosse importance avec un rythme syncopé bien caractéristique. Idem pour le second titre « Say I love you » au tempo très sautillant qui donne immanquablement l’envie de se trémousser.
Le swamp blues est également présent avec des seconds couteaux comme Jimmy Anderson et son tonique « I wanna boogie » ou Schoolboy Cleves avec « If it’s love you want to come with me » au son poisseux qui n’a rien à envier à Lightnin’ Slim, Slim Harpo, Silas Hogan et consorts. On retrouve aussi un autre larron encore moins connu, j’ai nommé Good Jess Bess qui avec « Come and get it » parvient à concocter une ambiance lourde et pesante, que l’on pourrait croire sortie tout droit de l’univers de Lightnin’ Slim. Little Junior Canna sévit de nouveau avec « I’ve got my eyes on you » dont on aura du mal à se passer. Le méconnu J.L. Smith nous offre ensuite son diabolique « Tears won’t help you baby » véritable croisée entre le blues rural et urbain. Cette compilation nous permet de retrouver Magic Slim avant sa période Chicago blues avec « Scuffing », un morceau très rhythm and blues assez peu connu du grand public. Cerise sur le gâteau, un titre très rare de Buster Benton, enregistré à la fin des années 60 pour la firme Melloway qui nous donne une véritable pépite de blues teinté de soul avec « Hole in my head ». Sa voix et son jeu de guitare ne peuvent que forcer l’admiration.
Les amateurs de vinyls et de blues très low down devraient être intéressés par cet album contenant des titres d’une grande rareté. A titre indicatif, on peut le trouver sur le site Soundflat Mailorder et aussi à la boutique Lenox Records à Paris.

Lenox Records
138, rue Legendre 75017 Paris
M° La Fourche
01 42 28 02 45
http://www.myspace.com/lenoxrecords

Henry Mayoux

 

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