Cotton Belly’s, Missi l’enchantement pour un retour aux sources

Les Disques

Prenez le dernier album enfin disponible des Cotton Belly’s  et vous aurez très vite le sentiment de vous trouver en terrain connu. Déjà, la couverture de l’album annonce la couleur. Ecrevisse et fleurs de coton ne sont pas là pour vous évoquer une musique urbaine mais bien une musique rurale du sud des Etats Unis. 

Et il faut bien le reconnaitre nous ne sommes pas volés par les membres de cette fine équipe qui ouvre l’album par un Jaïs sautillant comme l’animal qu’il raconte, morceau  qui fleure bon le old time enlevé. Et la suite est à l’avenant. Emmenés par la voix légèrement voilée de Yann Malek et son harmonica sur certains titres, la cohérence du groupe se révèle au fil des morceaux, où nous retiendrons un “Missi” titre de l’album où nous percevons très bien l’osmose qui s’est créée au fil des ans entre Aurélie Simenel aux percussions et batterie et Christophe Etienne à la basse, rejoints par les riffs assassins d’un Mick Ravassat qui est venu renforcer le trio de base en remplacement  de Jérome Perraut.

Tout en maîtrise et finesse les ornementations aux deux guitares (Yann à la guitare acoustique ou à la lapsteel, Mick à la guitare électrique ou au dobro) se multiplient au long de l’album, nous faisant penser par instant à ce que produisent de mieux des groupes américains tels les Delta Moons ou Howell Devine.

Concert des Cotton le 25 janvier 2019 à la Chapelle des Lombards à Paris –  © Miss Béa

Entre acoustique et électro acoustique c’est un retour aux sources très inspiré que nous livre le groupe, salopettes et work wears en prime. Morceaux lents et plus rapides se succèdent sans lasser l’auditeur. De tout cela nous retiendrons I Won’t Lie dentelle de cordes, Roadside aux faux accents de blues du désert qui se ressent au delà de l’intro, Well & Good que ne renieraient aucun des guitaristes passés au sein des Allman, et le morceau de fin Green light come bien senti, qui évoque notre gêne lorsque un SDF, un sans papier vient croiser notre regard quand dans notre véhicule nous nous retrouvons arrêté au feu rouge. 

Bref un excellent album en prise sur la réalité où les pistes citées ne sont que la partie émergée de l’ensemble tant le tout est cohérent.

Terminons par une petite note personnelle. Votre serviteur pourrait ne pas être considéré comme objectif sachant que nous avons participer au crowfunding pour financer la sortie de et album. Mais nous tenons ici à apporter une  étoile de plus si c’est possible à tout ce travail effectué par ces excellents artisans. Bien souvent, ayant participé à des financements lancés plusieurs mois à l’avance nous n’entendons plus parler de tout cela. Nous revenons nous même sur internet ou les réseaux sociaux pour avoir des infos. Les chargés de presse, les responsables com sont passés à autre chose. Avec les Cotton Belly’s pas besoin de fouiller pour avoir des infos. Ils sont venus aux devant de la famille des crowfunders pour dire où ils en étaient des différentes étapes de leur projet, nous rendant d’autant plus attachante leur demande de participation financière. Nous sommes d’autant plus fiers de le signaler que nous sommes tout à fait satisfait du résultat et que nous pensons que tous les contributeurs doivent être dans notre état d’esprit.

Finissons ici en rajoutant que pour les inconditionnels qui écoutent leur musique au moyen de rondelles de plastique irisées ou noires, et non avec du digital, les Cotton Belly’s ont sorti une édition limitée des Cotton Session Vol 1 & 2 précédemment sorties uniquement en digital et disponible sur leur site 

http://www.cottonbellys.com/shop/

 

Serge Sabatié photos Miss Béa

 

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