Corey Ledet, Nothin’ But The Best

Corey Ledet – Nothin’ But The Best – Valcour Records
Corey Ledet n’est pas un inconnu des lecteurs du site, en 2007 l’album « Goin’ Down to Louisiana » figurait en bonne place parmi les disques recommandés. Cet opus édité par Valcour Records offrait un rôle de jeune premier au duo Cedric Watson/Corey Ledet. Les années passent…
Corey Ledet nous délivre ici sa sixième galette. Plongé dès l’enfance dans la Culture Créole, ce natif de Houston rend hommage à ses principales influences : Clifton Chenier, John Delafosse ou Boozoo Chavis. Le fait de placer « I’m The Zydeco Man », une reprise du grand Clifton en première plage, n’est pas anodine. Le répertoire de Corey Ledet restent ancrés dans un zydeco traditionnel. Ici, pas de bifurcations vers la Soul, le Rap ou le Hip Hop. Aucune interaction avec le New Zydeco, même si les titres offrent une sonorité plus dépouillée et plus moderne que celles des glorieux grands maîtres, Corey demeure fixé en plein Trad.

Ce « Nothin’ But The Best » est constitué de 11 titres. Ledet nous offre deux relectures blues, preuve qu’il ne reste pas figé dans un zydeco conventionnel. Parmi ces deux covers placées au milieu de l’album et qui se suivent, figurent le standard de Jimmy Reed « Baby What You Want Me To Do ? », un zydeco lancinant, idéal pour faire retomber la pression avec une véritable démonstration à l’accordéon. L’autre zydeco blues, « House Is Rockin’ » de Stevie Ray Vaughan prouve que Corey ne reste pas les deux pieds dans le même sabot et qu’il est à l’écoute du répertoire texan et d’autres styles. La quatrième reprise « No One To Dance With Me » est un trad. issu du folklore délivré ici sous la forme d’un two step lent.

Au rayon des compositions (au nombre de 7), Ledet navigue entre valses, two steps enjoués (« Gabriel Ledet Two-Step » emporte tout sur son passage), des pièces zydeco rythmées et dansantes (« That Girl Wanna Dance »), des ballades New Orleans nostalgiques (« Angel ») et un rockin’ zydeco dynamique (« Rockin’ Zydeco »). Virtuose de l’accordéon piano et du triple rang, Corey prend en charge, selon les titres, la basse, la batterie, le frottoir, l’orgue Hammond et bien évidemment le chant. Pour le seconder, on retrouve au fil des titres les batteurs Aquais Benoit, Cedryl Ballou et Donnie Broussard et l’incontournable « Lil Buck » Sinegal à la guitare qui se montre aussi sobre qu’efficace, mais toujours capable de solos courts et dévastateurs.
Mais la bonne trouvaille de Corey est d’avoir fait appel à trois amis et prodiges de l’accordéon : André Thierry, Anthony Dopsie et Dwayne Dopsie. Ces maestro apportent leur touche et leur entrain à la bonne mise en place et à l’homogénéité du répertoire. Signalons que l’enregistrement et les parties mixage et mastering ont été confiées à Ivan Klisanan, de plus en plus actif sur les productions zydeco.
Ce nouvel opus, dont le titre résume sans fanfaronnade le contenu, ne contient que du Bon ! Idéal contre la morosité. 52 minutes de pur bonheur.

Depuis son passage à Saulieu en 2009, Corey Ledet ne s’est pas produit sur la moindre scène française. Avis aux programmateurs ! Ah… pour les amateurs de généalogie, Corey Ledet est un cousin de Morris Ledet (le mari de Rosie).

Le Kingbee

 

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