Concerts d’octobre #2 : Mercy

L’hôtel Mercure de Chateaubernard (Cognac) a eu la bonne idée de programmer le groupe Mercy, le vendredi 6 octobre 2006, sous l’égide de Michel Rolland et Jean Philippe Kaufmann. Ce trio représentatif d’un Swamp Blues Power aussi novateur que dynamique a déjà été chroniqué sur ce même site ; on ne peut que s’étonner que cette formation, qui n’a que peu d’équivalent (USA compris) ne fasse guère plus parler d’elle.

Autant le dire d’entrée, c’est encore une fois une grande démonstration que nous a offert le trio, une véritable claque pour le public de connaisseurs qui avait rempli cette belle salle.

Mercy sait conjuguer habilement un éventail de reprises de Slim Harpo et Lonesome Sundown à des compositions gorgées de punch dont le dénominateur commun pourrait être le son de Memphis. Le premier set allait démarrer softement avec « Don’t start crying now » et « Don’t stop breaking down », le dobro permettant ainsi aux convives de s’installer tranquillement. Le ton général allait monter crescendo, chose curieuse l’assemblée réunie ici pensera plus aux sons, qu’aux délicieuses assiettes apportées, en fait les convives m’ont semblé avoir beaucoup de mal à décrocher de la scène, signe qui trompe rarement sur la qualité du show proposé.
Le second set commençait avec un imparable « Down on the road », avec un son de guitare sali à souhait, une rythmique bien en place et surtout ce puissant hypnotisme, ce phrasé de guitare si personnel (ici il ne s’agit pas d’une puérile cascade de notes) dans lequel chaque note semble concise et touche invariablement la cible. Entre chaque titre, on peut aussi apprécier les interventions en français du charismatique leader Jean Paul Avellaneda, cela évite le break et permet de retenir l’attention d’un public, souvent attentif aux propos plein d’humour et de justesse du guitariste qui a un réel talent de conteur. Le groupe enchaînera ensuite sur « Dream Girl », « Shake Your Hips », « Emotion » et « You Buzz Me Baby » qui subira une standing ovation et un double rappel. Le set se terminera avec « I ‘m Good », présenté par le chanteur qui parvient à combler l’assistance en mimant avec humour le dialogue d’un couple, prenant de ce fait à tour de rôle la voix féminine et la masculine. Une réussite.

Le troisième set débute avec le très rockandrollesque « Hand Jive », suivi de l’energique « Dance », puis du standard « I Got Love If You Want It » qui permet au public d’opérer la « claque ». Histoire d’adoucir la sauce, le trio délivre ensuite une merveille de Blues lent avec « My Home Is A Prison » titre phare de Lonesome Sundown, dans lequel on peut apprécier la Fender, suivi de « Teamster » dans lequel Avellaneda rend hommage aux musiciens Excello. Pour terminer ces 3 heures de prestations scéniques le band nous offre une version très personnelle de « Lucille », titre qui permet d’impliquer le public. Suite à un double rappel très insistant, les 3 compères délivreront un « Magic Train » qui permet d’entendre Jean Paul à l’harmonica. Il faut signaler également les progrès du jeune Stéphane Avellaneda à la batterie et l’excellent travail de Bruno Quinonero qui semble être de plus en plus présent aux chœurs. Bref un concert qui a ravi le public d’initiés (très présent dans tous les sens du terme) de Cognac.

Je termine par une petite note personnelle, destinée à remercier le Directeur et le personnel de l’Hôtel Mercure pour leur accueil et leur gentilesse sans oublier le groupe Remy Martin, partenaire de cette soirée et accessoirement grande vedette du Cognac Tonic local.

Kingbee

 

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