Blackberry and Mr Boo-Hoo au One Way 08/06/08

Chroniques de concert

Si “L’amour est un chien de l’enfer” comme l’écrivait le sublime Bukowski, les Puces de Saint-Ouen ont dû sacrément lui irriter la couenne ce soir là au One Way pendant les plus de deux heures de concert -hot tamale- que Blackberry and Mr Boo-Hoo ont balancées samedi. Sur scène entre les deux caisses rivetées de chaînes style palettes de dockers sur lesquelles les deux musiciens assurent la rythmique à coups de talons, la cuvette, le manche à balai et les amplis transistors fabriqués maison… je me serais cru dans mon débarras un jour de rangement sauf que là ça déménageait vraiment et que c’est leur Catfish-Blues en ligne directe sur la Louisiane que je me suis pris sur la gueule.
La musique de ces mecs lance en effet ses filets au fond du Delta tout en posant ses lignes au fil du Bayou. Le genre de cocktail qui tout en vous collant au siège vous en fait décoller aussi sec que le Bourbon que vous êtes en train de siroter. Bastien Alzuria dit “Blackberry” à la guitare et Franck Bailly alias “Mr Boo-Hoo” à l’harmo ainsi qu’à l’accordéon et à la contrebassine se sont arrachés les tripes et les cordes aussi bien vocales que les autres (Bastien est un cador et ce aussi à l’acoustique qu’à l’électrique avec dans les deux cas un petit coup de bottleneck là ou il faut pour rafraichir les oreilles) pour justement arracher aussi bien les consommateurs de leurs sièges dans la salle que ceux juchés sur leurs tabourets de bar le long du comptoir… et pour certains c’est pas gagné d’avance mais ça a marché. Il faut dire qu’entre une adaptation de “I got woman” à la sauce gumbo, quelques classiques servis bouillants et leurs propres compos le menu était relevé grave. Le tout envoyé dans une ambiance déjantée et bon esprit à l’image de ces deux pirates qui en plus sont vraiment adorables.

Ces mecs sont taillés pour les planches… donnez leur une scène (bizarre qu’ils n’aient pas encore été sélectionnés au tremplin Blues sur Seine), un coin de terrasse ou de trottoir (A Cognac ils feraient un malheur) et ils démontent aussi sec la première autant qu’ils dépavent ou arrachent le bitume de la seconde. Il faut dire qu’avec leur stompfeet d’enfer… une vraie chorégraphie, gare à la tendinite les gars… c’est du costaud ! Deux heures de groove roots et de bonheur total. Revenez quand vous voulez Buddies.

http://xavier.musicblog.fr

PS: Je dédie ce papier à Yves Henri… un ami fou de Blues et de tout ce qui fait la vie. Le genre qui quand le chapeau passait, balançait au fond un billet et qui m’avait dit un soir ” Je donne toujours plus que ce que je bois”. Un coeur gros comme ça. So long my friend!

Paco

 

les 5 derniers articles de paco

3 Commentaires
  1. Jérôme Travers 11 ans Il y a

    J’aime beaucoup le chien de l’enfer attaqué par les puces du One Way… Pour le groupe je jugerai sur pièce, je dois les voir à Soulac le 14 et 15 Juin !

  2. vizy 11 ans Il y a

    A transistors , pour eux !! Jamais , leur amplis sont de vrais amplis à lampes .
    With love from Berry !

  3. […] Relire la chronique se Serge : Heaters Relire la Chronique de Paco : Concert au One Way en 2008 […]

Laisser une réponse

Contact

We're not around right now. But you can send us an email and we'll get back to you, asap.

En cours d’envoi
DOCTEUR BLUES © 1998 © 2016

Vous connecter avec vos identifiants

Vous avez oublié vos informations ?