Clapton Bluesman, oui ou non ?

Chronique de Bars et Café philo

C’est surprenant mais Il est de bon ton aujourd’hui de ne pas apprécier la musique d’Eric Clapton, voire de ne pas apprécier le personnage qu’il incarne, le comparant un peu trop vite à un Gary Moore ou à un Popa Chubby…
Et puis même si … Si Eric Clapton n’avait pas besoin d’un avocat ? j’m en fout !!! Quitte à passer pour un vieux con : On me demande souvent de citer par exemple un album de Clapton… Mais le choix est si vaste, si nuancé, alors remontons au début de l’histoire et à la question : Clapton Bluesman, oui ou non ?

En 4 mai 64, (ça ne vous rajeunit pas…) dans les studios Decca, Clapton joue sa première session pour un bluesman. Il enregistre 2 titres pour Otis Spann “Pretty Girls Everywhere” et “Stirs Me Up”.

En 65, si Clapton monte une corde de banjo pour remplacer le Sol non filé (Ah oui ! A l’époque c’était comme ça) c’est bien pour étendre le registre aigu de ses soli et de favoriser les notes tirées, n’est ce pas l’essence même d’un chorus blues de guitare électrique ?
Toujours 1965, en avril, John Mayall l’engage au sein des Bluesbreakers. Sans avoir répété, Clapton se retrouve sur scène… La claque !!! Le public, les autres membres du groupe et à commencer par Mayall lui-même comprennent qu’ils ont devant eux une étoile filante de la guitare électrique.
• Alors j’écouterai : “John Mayall Bluesbreakers with Eric Clapton” et Hollin’Wolf “London sessions”

Ensuite j’abattrai trois atouts :
1 – L’affectif : Je me souviens avoir acheté des 45 tours d’occasion sur le marché de ma petite ville de campage, parmi ceux-ci, deux d’Eric Clapton : Motherless Children et Knocking on heaven’s Door. Mon histoire avec le blues a commencé comme ça vers 1975…
• Alors j’écouterai “461, Ocean Bvd” sur lequel la slide guitare est planquée derrière des arrangements subtils… “Oh Lord give me Strengh”, et “Ready” : il les a enregistrés pour les sourds peut-êre ?

2 – Le Fait : Même si son parcours n’est pas toujours compris, il met Bercy debout sur “Every day I’ve the blues”. Oui, il fallait avoir son billet !!!
• Alors j’écouterai “From the Craddle” une collection de 16 blues joués sur des guitares de légende…

3 – la part des choses : je fais une différence quant à l’époque : en 1930 des Bluesmen jouaient de la guitare, en 1970 des guitaristes jouaient du Blues, aujourd’hui je pense que l’esprit dans lequel on aborde cette musique est le plus important. La chanson a repris ses droits, le solo doit servir les paroles… Trop doué pour se limiter au blues ?
• Alors j’écouterai un album de Cream “Wheels of Fire” ou encore Les albums oubliés comme : “No reason to cry”, “Money and cigarettes” …


Stevie, ?, Jimmy, Buddy et Eric une belle brochette de Bluesmen

Les disques de Clapton sont comme un vaste terroir avec ses Grands-Crus : “Layla”, “Just one Night”, ses crus bourgeois : “24 Nights”, “Journey Man” et ses Vins de Pays “There’s the one on every Crowd”, “Slowhand”, “Backless”… et goûtez moi ça ! Tous ces disques ont pris du coffre, pas éventés du tout, ils ont encore tout leur bouquet et lls vieilliront encore sans perdre de leurs superbes couleurs. Faites moi confiance ! Ils reposent bien au frais dans ma discothèque et j’ai de la chance… Un bon flacon pour chaque occasion.

Docteur Blues

PS : j’ai volontairement omis de cette liste le “Unplugged” et “Riding with the King”

 

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