Chaumont Experience, Lorenzo Sanchez

Lorenzo Sanchez. Le Bonheur de ce Blues Boom à la française est que de véritables talents émergent… L’histoire se répette, comme en Angleterre dans les années soixante-dix. Il est à parier que des artistes tel que Pascal Fouquet, Fred Chapellier, Damien Lopez ou encore dans un autre genre les Marvelous Pig Noise vont s’approprier la scène musicale française. Lorenzo Sanchez fait partie sans aucun doute de ce peloton de tête. Ces musiciens vont, ensembles, aller porter le blues ailleurs, plus loin, ayant compris depuis longtemps, pour certains, que déplaire à la critique “c’est pas du blues !” était souvent un atout… Il faut y croire… Ne les laissons pas médire davantage, ils auraient tué dans l’oeuf les J. Hendrix, P. Green et autre J. Page… Alleluia !

Après sa séparation de Miguel M, désolé il faut bien appeler ça comme cela, Lorenzo a choisi de jouer la musique qu’il avait dans la tête et dans le coeur… Ouvrant des portes vers un univers oriental, les participations de Dilshad, peintre et chanteur Kurde et de Mohamed Omar Ousman dirigent cette orientation. La maquette 5 titres est axée sur le jeu de guitare de Lorenzo, il explose les conventions mais la cohérence est déjà affirmée, on devine qu’il a trouvé sa voie… Trop doué pour se limiter aux douze mesures classiques, le ton est incontestablement Jazz-Rock relevé d’une pointe de safran… “Amor” le titre qui introduit le disque est très réussi. C’est le point de départ et le repère de ce projet. Le thème rythmique construit autour de volutes de guitare est un terrain fertile qui inspire le chant de Dilshad. Les soli de Lorenzo sont aériens, on pense à Peter Green à Claude Engel, Ils répondent anachroniquement bien aux incantations du chanteur Kurde… Le titre suivant “Tengo blues” laisse entrevoir les talents de chanteur de Lorenzo, mais c’est trop timide !!! La voix est noyée au mixage laissant la place à une très convainquante improvisation, qui donne heureusement du nerf à cette composition. Le 4e titre “Blues Side”, avec lequel l’amateur de blues retrouvera – un peu – ses marques, est un instrumental de 5 minutes joué à la Slide au son croustillant et enveloppant à la fois. Sonny Landreth est passé par là. Il faut noter la présence à la batterie de Patrick Machenaud (Bluesdrivers) qui travaille la caisse claire en finesse. Patrick s’affirme avec ce disque comme un accompagnateur de talent, sur lequel Lorenzo peut compter. On ne peut que souhaiter bonne route à notre guitariste et que les vents chauds du sud guident ses pas sur cette voie difficile…

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Docteur Blues

 

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