Ces vieux tubes de chez Stax…

Stax 50 th Anniversary Celebration
Dans les années 60, le rhythm and blues était dominé à la fois par Tamla Motown de Detroit avec ses orchestrations sophistiquées et par Stax/Atlantic avec son légendaire studio de Muscle Shoals d’où sortait un son unique en son genre, rustique, mais avec des rythmes explosifs, des cuivres incendiaires et des voix issues d’un gospel brut et sans concession.
Le label Stax allait naître en 1957 grâce à la ténacité de ses deux pères fondateurs Jim Stewart et Extelle Axton ; à l’origine la firme s’appelait Satellite mais elle sera rebaptisée Stax en adoptant les initiales de Stewart et Axton. Le Memphis Sound allait bientôt voir le jour, grâce à une rythmique hors du commun composée de Donald Duck (basse), Steve Cropper (guitare), Booker T Jones (orgue), Al Jackson (drums) et des cuivres avec le trompettiste Wayne Jackson et les saxes Andrew Love et Floyd Newman qui en seront l’épine dorsale. Les premiers succès vont avoir lieu en 1961 avec « Gee Whiz » de Carla Thomas, suivis par deux instrumentaux qui feront le tour du monde avec « Last Night » des Mar Keys, hit qui deviendra le générique de l’émission « Salut Les Copains » et « Green Onions » de Booker T & the MG’s.
D’autres incontournables s’ensuivront comme « Walking the Dog » de l’exubérant Rufus Thomas, puis « I’ve Been Loving You Too Long », « Respect » et le posthume « The Dock of the Bay » de l’artiste phare du label Otis Redding. C’est aussi sur ce même label que le monde découvrira le duo Sam & Dave avec « Hold On ! I’m a Comin’ », l’impayable « Soul Man » et que dire de « Knock on Wood » de Wilson Pickett, de « B-A-B-Y » de Carla Thomas et le succès d’un autre instrumental avec « Soul Finger » des Bar Keys.
Le blues est lui aussi présent avec le grand Albert King et son incontournable « Born Under a Bad Sign » et le magique « Who’s Making Love » de Johnnie Taylor. Le début des années 70 verra l’émergence de nouveaux talents comme les Dramatics, Soul Children, Mel and Tim, the Staples Singers avec leur fabuleux « Respect Yourself » surfant à merveille entre soul et gospel, et bien sûr Isaac Hayes avec « Son of Shaft » qui deviendra un tube planétaire. Malheureusement Stax fermera définitivement ses portes en 1975 à la veille de Noël, marquant ainsi la fin d’une épopée qui avait fait rêver des millions de fans. Ce très beau coffret de 2 CD pour un total de 50 titres, accompagné d’un livret de 68 pages, est une formidable intrusion dans l’univers génial de la Stax. Pour les amateurs, il existe aussi un coffret plus complet de 4 CD « The Stax Story ».

Henri Mayoux

 

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1 Commentaire
  1. Jipes 12 ans Il y a

    Excellent article je suis fan de Stax depuis longtemps même si j’aime certains artistes de la Motown mais tout de même ! Ma maison de disques préférés, tous les artistes ayant enregistrés sous leur bannière avaient une qualité rare et le groupe maison n’y etaient pas pour rien en oubliant pas bien sûr la fantastique section de cuivres les Bar Kays. On se fait tellement plaisir en reprennant ces grands standards avec notre formation. Les arrangements etaient excellents et pour moi guitariste Steve Cropper est une vrai modèle !

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