Boozoo Chavis & his Magic Sounds

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Boozoo Chavis & his Magic Sounds • Festival Stage 1989 • Valcour Records
Le label Valcour poursuit sa série « Festivals Acadiens et Créoles » avec un opus enregistré en 1989 par Boozoo Chavis. Wilson Anthony Chavis voit le jour le 23 octobre 1930 à Dog Hill, un hameau situé à une encablure de Church Point. Il débute par l’harmonica puis se met à l’accordéon en apprenant auprès de son paternel, patron d’une ferme et d’un élevage de chevaux de race. En 1944, sa mère, fermière et excellente businesswoman ouvre une salle de dance où les artistes locaux viennent se produire. C’est ainsi qu’adolescent, Wilson voit Morris Big Chenier et ses neveux Clifton (né en 1925) et Cleveland et aussi Sidney Brown.
A l’orée des années 50, Wilson Chavis maîtrise totalement l’accordéon à boutons et est en passe de devenir un virtuose. Le jeune accordéoniste se marie en 1952 et va enregistrer son premier single deux ans plus tard. Alors que Clifton Chenier initiateur du zydeco blues enregistre son premier single pour le producteur noir JR Fulbright, patron du label Elko, Wilson fait ses premier pas dans le studio d’Eddie Fuller, patron de la maison Goldband. Présenté par Sidney Brown, Wilson arrive avec trois titres dans ses poches. Eddie Shuler a retenu « Paper In My Shoe » et « Boozoo Stomp ». Pour donner un peu de peps au répertoire rural de l’accordéoniste, le producteur fait appel à Classie Ballou & The Tempo Kings, une formation locale qui conjugue Blues et R&B. Outre Classie Ballou à la guitare, la formation comprend le bassiste Syd Lawrence, le batteur Wilson Semien et le saxophoniste Danny George.
L’ambiance est tendue, Ballou et son groupe ignorent tout du répertoire de l’accordéoniste. Pour détendre l’atmosphère, Shuler leur apporte une bouteille de whisky. Voyant que la mayonnaise est en train de monter, le producteur apporte un second flacon de Seagram. Cette chanson restera dans les annales du Zydeco.

La rumeur prétend que lors de l’enregistrement Boozoo Chavis (Ah oui … Boozoo est traduisible par Poivrot) tomba de son tabouret tellement il était ivre. (Boozoo Chavis a toujours démenti cette allégation, il était bien le seul).

Dans un premier temps, Eddie Shuler juge le son trop primitif et rural, mais désireux de récupérer sa mise, il décide de publier les deux titres sur le label Folk Star, filiale de Goldband. A la surprise générale, le 78 tours devient vite un hit local. Shuler revend aussi le single à Imperial qui le vendra à plus de 100 000 exemplaires. Le premier hit de French La La Creole était né.
Déçu par le peu d’argent récupéré, Boozoo Chavis renoncera à retourner en studio. Le jeune accordéoniste était entêté. Chavis se rendra compte qu’il lui faut un second single pour tourner. Déçu par sa première expérience, il retournera en studio en 1955 pour enregistrer « Forty One Days » couplé à « Bye Bye Catin ». Mais la roue avait tourné, Lew Chudd, patron d’Imperial, n’était plus intéressé. Ce second single ne connaitra qu’un succès local et Boozoo Chavis rentrera chez lui s’occuper de son ranch et de ses chevaux, tout en se produisant sporadiquement.

Dix ans plus tard, Boozoo Chavis se produit lors d’un concert avec Jo El Sonnier et Little Brother Griffin. Les deux premiers délivrent un duel d’accordéons bien soutenu par la batterie de Brother Griffin (un ancien accompagnateur de Clifton Chenier et de Lowell Fulson) devant un public en transe. Les échos du concert reviennent dans les oreilles d’Eddie Shuler qui décide d’enregistrer l’accordéoniste devenu jockey et éleveur de pur -sang. Le 28 mai 1964, Boozoo fait son retour en studio et grave seize titres dont « Brand New Mojo », « Bottle Up And Go », « Comma Lemma Chapo Sha » ou « Oh Ho She’s Gone ». Mais seuls « Hamburger’s & Pop corn », chanté par Little Brother Griffin, et « Tee Black » sortent sur un single Goldband (G1161). Il faudra attendre 1990 pour que Rounder publie ces faces sur le cd « The Lake Charles Atomic Bomb ».
Tel le corbeau de De La Fontaine, Chavis honteux et confus jura, mais un peu tard, qu’on ne l’y prendrait plus !

Boozoo Chavis

Boozoo Chavis

En 1984, Boozoo qui s’était totalement retiré des studios et vivait heureux dans son ranch au milieu des ses poneys et chevaux fera son grand retour. Certains parlent de défis lancés par Beau Jocques, Keith Frank et le groupe Zydeco Force, tous admirateurs du pionnier. Boozoo va se produire à Lawtell au Richard’s Club, au Slim’s Yi-Ki Ki d’Opelousas. Le bruit de son retour inattendu va se répandre comme l’huile sur le feu dans toute la Louisiane. L’accordéoniste va graver une série d’albums de haut niveau pour Maison de Soul, Rounder, Sonet, Electra Nonenush, et Antone’s Records. Entre 1986 et 2001 c’est un total de 15 albums qui seront publiés, le label Rounder contribuant à lui donner une dimension internationale.

En 1993, suite au décès de Rockin’ Sidney, Boozoo héritera de la couronne du King of Zydeco, objet longtemps porté par Clifton Chenier.

Elu au Zydeco Hall Of Fame en 1998, il perd deux doigts l’année suivante suite à un accident dans sa ferme ranch, ce qui ne l’empêchera pas de continuer de se produire en compagnie de trois des fils : Charles (frottoir), Rellis (batterie) et Poncho (accordéon). Surnommé « The Creole Cowboy », à cause du stetson qu’il a l’habitude de porter, Boozoo Chavis décède le 5 mai 2001 à Austin, six jours après une attaque cardiaque survenue après un concert.
Le présent CD Live le voit au meilleur de sa forme. Il reprend ses grands succès : « Johnnie Billy Goat », « Uncle Bud », Dog Hill », « Motordude Special », « Bye Bye Catin », « Paper In My Shoe ». Il rend hommage à son ami Clifton Chenier avec « Louisiana Blues » et « Drifting Blues » et à Cleveland Crochet avec « Sugar Bee » l’un des premiers titres cajuns à rentrer dans le Top 100.
Si vous êtes amateurs de valses, de two steps, de zydeco et de La La Music (l’ancêtre du zydeco plus rural) cet album peut se retrouver en bonne place dans votre discothèque.

Le Kingbee
Paper In My Shoes, Boozoo Chavis (Folk Star1197)

I got a paper in my shoe
I got a paper in my shoe
Oh what your mama don’t know
And what your papa don’t mind
Oh what your mama don’t know
And what your papa don’t mind
I got a paper in my shoe

J’ai un papier dans mon soulier
J’ai un papier dans mon soulier
Pour ça ta maman connaît pas
Et ça ton père veux pas
Pour ça ta maman connaît pas
Et ça ton père veux pas
J’ai un papier dans mon soulier

I got a paper in my shoe
I got a paper in my shoe
Oh what your mama don’t know
And what your papa don’t mind
Oh what your mama don’t know
And what your papa don’t mind
I got a paper in my shoe

Oh don’t you worry about your baby
Oh don’t you worry about your baby
Oh don’t you worry about your baby
Oh don’t you worry about your baby
And what your mama don’t know
I got a paper in my shoe

www.cajunlyrics.com

 

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