Blues with a feeling, Charles Brown

Charles Brown – A Life In The Blues (Rounder 11661-2074-2) + Bonus DVD
Charles Brown (Texas 1922/décédé en 99) est l’un des principaux concepteur du West Coast Blues. Charles émigre dans les années 40 à Los Angeles et va commencer à jouer en trio swing dans des cabarets chics d’Hollywood. Il intègre les Three Blazers de Johnny Moore qui vont connaître un énorme succès. En 1948 Brown entreprend une carrière solo et sera très souvent présent dans les charts. Il devient le porte-parole de la communauté noire qui veut réussir.

Charles va tomber quelque peu dans l’anonymat et va vivre retiré dans une maison de retraite, jusqu’à ce que Danny Caron arrive à le convaincre de reprendre le chemin des studios. Ensembles, ils vont enregistrer d’excellents albums pour Bullseye et Verve.

Pendant longtemps j’ai considéré Charles Brown comme un sous Nat King Cole. En bref piano, touches jazzy, ballades romantiques un brin sirupeuses, il s’agit d’un blues souvent typique de la Californie accompagné d’une voix langoureuse. Mais là, quelle claque !

« A Life In The Blues » est un disque enregistré en public au Lone Star Roadhouse de New York en mai 1990. Très inspiré au piano et au chant, Charles est accompagné par trois pointures. On retrouve dans cet opus Danny Caron à la guitare, qui a principalement travaillé avec John Lee Hooker, Johnny Hoy, Clifton Chenier en 1982. Danny fait ses gammes entrecoupées par des solos d’une incroyable finesse et d’une grande sobriété le tout mêlé à un swing époustouflant. Keith Copeland est présent aux fûts (déjà entendu avec Jim Anderson et Stevie Wonder). La contrebasse est tenue par Earl May (Earl est connu pour avoir œuvré avec Mose Alisson, Gene Ammons, John Coltrane, Chet Baker) et on en vient presque à regretter la disparition de ce formidable instrument, remplacé de plus en plus souvent par la basse électrique. Charles Brown nous offre donc 10 plages magnifiques, dont deux reprises de JessieMay Robinson, tout en intégrant deux de ses plus grands succès « Drifting Blues » et le fameux « Merry Christmas Baby » des Three Blazers.

En plus, le cd est accompagné d’un superbe DVD, comprenant le concert filmé pour une télévision japonaise, des bonus étonnants une discographie complète, des dialogues, et deux titres des Three Blazers datant de 1945. Pour finir, j’ajouterai que ce même DVD est escorté par un superbe livret de 78 pages, digne de Bear Familly. Les trois pièces étant vendues pour le prix d’un cd traditionnel. Du beau travail chez Rounder, en espérant que le même concept pourra voir le jour avec une œuvre comme L.A. to L.A. de Lonesome Sundown et Phillip Walker.

Le Kingbee

 

les 5 derniers articles de kingbee

0 Commentaires

Laisser une réponse

DOCTEUR BLUES © 1998 © 2016

Contact

We're not around right now. But you can send us an email and we'll get back to you, asap.

En cours d’envoi

Vous connecter avec vos identifiants

Vous avez oublié vos informations ?