Blues Lovers, Midwest

Midwest – Nasty Habits – autopropuit
A oui ! Et puis il y a cette photo de David Gahr prise en 1966 au festival de Newport. Sur cette photo on peut voir le Wolf accompagné de son groupe au garde à vous… Le Wolf est là, debout, penché en avant, en appui sur une jambe, le doigt tendu vers le public, déclamant, mettant en garde, sermonnant la foule qui s’est massée à Rhode Island. Derrière le band, en retrait de la petite scène, de jeunes blancs-becs semblent envoûtés par leur gourou, envoûtés à un tel point que leur visage paraît illuminé par ce qu’ils écoutent.

Loin de Rhode Island, on peut avoir foulé, tout môme, la piste de la station-service Antar de l’avenue de Venoix à Caen et être sous l’emprise de Mister Blues. Midwest, combo de blues originaire de cette ville, sont des Bluesbreakers — « craquer pour le blues » évangile selon Saint John Mayall
Les Midwest livrent aujourd’hui un premier recueil de blues, une contribution à la cause, c’est intègre et honnête et il faut noter que de bonnes idées fleurissent tout au long de l’écoute de ce premier délit.
Ce groupe a fait beaucoup de progrès depuis leur première démo, je les avais vus au Festival Bougy il y a une paire d’années et depuis Marc Loison, le guitariste, développe un subtil jeu aux doigts qui me laisse, je dois l’avouer, sous le charme. Marc représente le Blues Lovers par excellence ! Multicarte, Marco cumule les mandats : animateur de radio, organisateur et promoteur, musicien, son cœur bat tous les jours pour le blues. L’homme est sympathique et se réjouit de rencontres simples et directes, Quelques mots suffisent pour lier une amitié.

C’est bien l’amitié qui réunit les membres de Midwest, le désormais célèbre Marc Mitou à la batterie, Pascal aux claviers, Jean-Guy à la basse et le p’tit nouveau fraîchement converti Jean-François Tailpied au chant. Tous les cinq forment une équipe au capital « sympathie » qui devrait les aider à trouver de nombreux concerts pour porter à leur tour la bonne parole. Midwest reprend les canons du répertoire classique, mais aussi ils égrainent ici et là une petite compo ou un arrangement subtil qui attirent l’oreille…

Les bonnes surprises viennent de la qualité de la mise en place, les premiers titres « Sugar Sweet » et « Do I move you ». Jeff chante en duo avec Sophie Sauvé (Soul Emprise), vous apprécierez l’ambiance de l’arrangement. On remarque également des amis venus donner un coup de main comme Thomas Troussier (Bluetones) à l’harmo, Daniel Siméon (Soulmen) au sax…
Mais la cerise, c’est le « Third Degree » de neuf minutes durant lesquelles Marc Loison nous fait vibrer avec son jeu de gaucher, accompagné par le synthé de Pascal Mullois, ça frise le Gilmour, ce qui n’est pas pour me déplaire…

Midwest va maintenant, à son tour, porter sa musique aux quatre coins de la scène blues et d’ailleurs. Les membres du groupe pourront s’ils le désirent s’affranchir et s’émanciper de l’héritage des maîtres du genre.

le site de Midwest

Docteur Blues

 

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