Betty Lavette : la dame de Detroit

Betty Lavette « Souvenirs » (Art & Soul 851012)
Ce CD de Betty Lavette date de 2000. Je n’écrivais pas encore pour le Doc, à l’époque de la sortie de ce disque. Il aura fallu qu’un indélicat pénètre dans ma voiture et me déleste de cette galette, pour que je puisse mesurer à quel point son absence me faisait défaut… Betty a toujours laissé entendre que ces séances d’enregistrements, effectuées au studio de Muscle Shoals en 1972, étaient les meilleures qu’elle avait faites.

On retrouve donc ici 14 titres Atco ainsi que 4 singles Atlantic enregistrés en 1962, dont le fameux « My man – he ‘s a lovin’ man » (Atlantic 2160) classé numéro 7 au classement du Billboard R&B.

Il s’agit donc de Soul, grand teint, de la bonne époque avec un son représentatif du début des Seventies. Les arrangements auraient peut être mérité une plus grande sobriété, notamment sur certaines ballades, mais il faut se replacer dans le contexte de la dite époque. Betty est aussi à l’aise dans les morceaux rapides et rythmés, que dans les pièces plus Soul, plus langoureuses, grâce à cette voix qui arrive à vous porter au comble de l’émotion. Il faut signaler que c’est un petit label français à qui l’on doit cette savoureuse galette, Gilles Pétard étant l’heureux instigateur de ce projet. Le feuillet intérieur est constitué de 12 pages, avec des explications, une discographie complète et de superbes photos. On peut retrouver certains titres sur le Live « Let me down easy ». Parmi les 18 plages de cet opus, mon seul reproche est pour la reprise « Heart of gold » qui sonne vraiment variété et qui selon moi était loin d’être indispensable. J’apprécie plus particulièrement la slide sur « It ain’t easy », mais d’autres titres tels « Fortune teller », « You turn to cry », « The stealer » sont de véritables sommets.

Sans être méchant, à un moment où les radios FM, ainsi qu’une certaine partie de la presse, vous rabâchent le nom de Josh Stone, ou de Betty Swan (variété Louisianaise à la mode anglaise) des chanteuses comme Betty Lavette, Candice Staton, Ann Peebles font plaisir à entendre.

Il reste dans le répertoire de la dame de Detroit, un tas de séances inutilisées (Lupine, Epic, Big Wheel, karen) en CD. Un certain nombre de directeurs artistiques, de producteurs seraient bien avisés de se pencher sur ces authentiques perles musicales.

Le kingbee

 

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