Barrence Whittfield and The Savages

Faites chauffer la CB… je parle de la carte bleue même si celui dont je vais vous parler a sous la semelle de quoi carboniser n’importe quelle radio ou CB du coté de Détroit comme j’ai pu en faire l’expérience justement de la Motor City… HIGH ENERGY… en l’entendant pour la première fois. Donc encore une date incontournable le 02 Octobre à la Flèche d’or au 102 rue de Bagnolet dans le 20°… avec Barrence Whitfield and the Savages.

Pour ceux qui connaitrait pas ce fou furieux sur scène c’est de la dynamite pure qu’on aurait mélangé avec du TNT. C’était dans les Eighties un des rares mecs black avec Fishbone capable de se frotter aux punks, de les faire reculer et danser lors de concerts avec son programme essorage rythm’ and blues suivi d’un vigoureux séchage à base de rock’n roll entre MC5, Mytch Rider et Little Richard. En plus, il vient de sortir un album qui est en train d’épuiser ma platine et le voisinage qui un un vrai brûlot d’énergie avec de nouveaux musiciens qui n’arrétent pas de le pousser au cul. Ça s’appelle “Dig Thy Savage Soul”. Le lascar est toujours aussi loufoque… voir la pochette et les lyrics, mais putain derrière sa voix ça joue grave serré… le sax est une vraie torche enflammée, le batteur et le bassiste un vrai combat de rue à eux seuls et le guitariste tend les barbelés autour du bruleur en fusion qui lui sert de leader .
Le premier titre “The corner man” balance un rock féroce qui doit se faire retourner les mecs du MC5 dans leurs tombes quand à Wayne Kramer… sur que si il était dans le coin, que le sax de Tom Quartelli et le jeu aux lance flammes de Peter Greenberg le ferait débouler aussi sec sur scène pour se frotter à eux.
“My Baby don’t come home” n’arrange en rien les choses… mais putain le voisin qu’il cogne au plafond si il veut mais en rythme au moins… donc la voix arrache tout sur cet espèce de jump blues avec le sax et la guitare qui se balancent chacun un solo en pleine tronche.
“Oscar Levant” est un boogie déjanté avec les cuivres aux miches comme une plaque chauffante sur laquelle on se serait assis par inadvertance. Le solo de gratte me fait penser au grand Wilco Johnson.
“Bread” te fout des fourmis rouges dans les pompes et le calbute en plus avec la voix de Beth Harris. Barrence est dément là dessus.
“Hangman’s Token” est limite lancinant et reptilien à la Lynyrd. le pont est d’une loufoquerie totale avec Whittfield jouant les crooners avant de redéclencher l’enfer.
“Daddy’s gone to bed” est à la limite rockab’ mais dans le genre sauvage comme d’ailleurs il devrait tout le temps être joué entre Johnny Burnette et Link Wray.
“Black Jack” est une tuerie et là je pense à ce que un Nick Curran aurait envoyé avec lui.
“Hey Little Girl” est du même tonneau rempli d’alcool fort. Le sax et Barrence se hurlent dessus pire qu’un frittage entre Richard Burton et Liz Taylor… du saignant !
“I’m Sad about it” est une ballade screamers impressionnante. Live… hô putain ! j’imagine pas !
“Show me Baby”,”Sugar” m’indiquent que les fourmis ont trouvées le chemin de mon trou du cul tellement j’arrête pas de gigoter.
Pour boucler la boucle “Turn your Damper down” m’achève ainsi que le fond de téquila dont je me servais de carburant pour arriver au bout comme si j’étais à l’intérieur d’un dragster.

That’s all Folks !

Ce qui est étonnant c’est qu’en plus de ses trois galettes déjà sorties… c’est à dire un album de reprises en 84, “Dig yourself” en 85 sur Rounder Records, “Call of the wind” en 87 ce numéro s’est frotté à la Country en 90 avec Merle Haggard et Country Tom Russel tout en raflant sept Boston Awards… un numéro je vous dis.
Allez je me remets une tournée !
Start et volume à fond !
Tiens on sonne à la porte !
A plus..

Paco

 

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