Back to the town

Septembre se pointe cette année un dimanche par un jour de beau soleil au dessus des Puces de Saint-Ouen. Après m’être fait une virée le long du canal Saint-Martin histoire de renifler l’atmosphère, je décide de me pointer au “Maya” où certains dimanches, le taulier laisse sa salle pour des concerts tournants à la jam avec le groupe maison Los Wackos qui dans un premier temps joue avec l’artiste invité. Bon c’est plutôt roots même si jusque là on tape plutôt dans le Blues électrique dans la programmation.Mais bon ce genre d’endroit étant plus rare dans Paname et ses environs qu’une pissotière à Neuilly j’indique l’endroit et le menu :

  • Dimanche 3 septembre : Paul Saulas et Los Wackos.
  • Dimanche 15 septembre : Karim Albert Kook et Los Wackos.
  • Dimanche 22 septembre : Eric Camellieri et Los Wackos.
  • Dimanche 29 septembre : Jackie Hawkins et Los Wackos + guest: Norbert Miguel.

Là ou ça peut devenir intéressant c’est que la jam après peut offrir l’occasion à
certains de se faire les crocs…LIVE !
Bon ce dimanche c’était Peter Nathanson. L’ambiance donnait pas dans le méridien mais de toute façon c’est pas ce que je venais y chercher et ceux qui étaient là non plus. Vieilles gloires mythos des Puces, blondes fanées sous les paupières et les bras à la Buckowski, gueules cassées déboulant du comptoir pour danser-tituber devant les zicos le tout arrosé à la bière épongées à la frite molle… mais… mais c’est du Blues à l’arrache, mal torché et qui essaye pas de se prendre pour autre chose. Aux doigts et à l’onglet cranté au pouce Nathanson envoie “Further down the road”, du Hendrix mais pas trop et une chanson qu’aurait écrit Joe Cocker… pourtant n’a jamais rien écrit le plombier. Le tout fonctionne au chapeau. Jackie Hawkins se pointe tandis qu’un bassiste devant moi trafique sa basse avec un couteau à pain comme si il voulait la scier en deux. Le Jackie ensuite envoie un “Juping jack flash” bien crade. Puis comme le dit Peter Nathanson : “On va se faire un break de 33 centilitres”. Là en musique de fond Miles Davis joue les réparateurs d’ascenseur tandis que les stands sont repliés dehors et que la nuit tombe lentement comme un foulard de soie sur le soleil.

Quand la gig reprend, un harmoniciste qui déjà jouant sur des piccolo… beaurk!.. . et qui en plus me gonflait en organisant une conférence sur la cigarette électronique – t’as l’impression de fumer un thermomètre – m’a agéablement surpris même
sur “Dock of the bay” et “Knock on wood”. Mais c’est sur “Blues is around” que Jackie envoie à la Trail Dragger suivi d’un “Johnny B. Good” destroy que je me dis que tout n’est pas perdu. Sauf que… sauf que… comme je sais pas quoi surgissant de la nuit : Zoran
se pointe… bourrinant sa râpe de son habituelle chiasse Hendrixienne.
Je connais trop la suite. Je sais déjà ce qui va et qui va se pointer. Donc back to the ranch. They call me the breeze chantait J.J. Cale…. moi, j’appelle ça plutôt le Blues depuis qu’il est parti.

Paco

 

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DOCTEUR BLUES © 1998 © 2016

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