Back to Bogalusa

Les Disques

Clarence “Gatemouth” Brown – Back to Bogalusa – Blue thumb records 549 785-28 bluethumb.com
Une invitation au voyage dans le Deep South, c’est ce que nous propose le “véteran” de la guitare électrique, Clarence Gatemouth Brown. Loin d’une nostalgie maladive, le sheriff a décidé de rendre un hommage appuyé à toute la musique Louisiannaise. Grâce à un répertoire sélectionné au rasoir, ce disque regorge d’authentiques saveurs.
La grande qualité de la production est une constante depuis quelques années sur les albums de “Gate”. Sur celui-ci, la guitare acoustique en rythmique est un régal, les cuivres sonnent et les choeurs féminins sur “It all come back” sont au top. Les premiers riffs de guitare nous proposent un petit duel entre Sonny Landreth et Clarence lui même. Jusque là, même pas peur, montez le son et envoyez le tabasco !…

Les sanglots du piano du “Same old blues” de Don Nix nous chavirent mais nous sommes vites consolés pas les riffs puissants de “Gate” (hors sujet : il faudra qu’on parle de Don Nix un de ces jours).
Mais on a encore rien vu, le maestro appuie sur le champignon “Going back to Louisiana” fête l’arrivée des cuivres, la fanfare est proche, le groove ample de la basse emmène un final magistral de Sonny à la slide.

l’étape suivante c’est “Breaux Bridge Rag”. L’accordéon de Zachary Richard nous plonge un peu plus profond dans le bayou. De la capitale de l’écrevisse, on évoque Evangeline, c’est le morceau choisi pour un air de violon et un refrain repris à deux voix par nos guides.
Le roi du décloisonnement – mon maître – résume son génie de cuisinier en un tour de main sur “Why Are People Like that”. Le piano bastringue, le souffle ennivré des cuivres nous balancent du côté de Pearl River.
Quand arrive l’instrumental “Grape Jelly” la basse nous assomme ; nous sommes perdus sur la I-10. Le son si particulier de Clarence (argh la clim’ est en panne !) nous fait perdre nos repères.

– Pourquoi s’enfermer dans un style alors que la palette est si vaste ? Aussi vaste que le bassin de l’Atchafalaya.

“Bogalusa boogie man”, les percus dopent le tempo, les changements de rythme sont mortels – l’album de l’année c’est sûr – et les choeur qui jouent avec nos nerfs (p’tain où j’ai mis mon mojo ! quelle heure t’as ? ah oui ça fais toujours ça la première fois !!!) … (Vous avez dit la plage “9” c’est quel bouton déjà…) “Louisian'” : l’accordéon, la guitare acoustique. Le voyage fait une pose pour un petit gumbo et le patron nous remet un coup de violon.

On est bien chez vous, plus envie de repartir pourtant les “Dixie Chicken” nous attendent avec leur rythme enlevé, la basse se fait plus joueuse au slap et les cuivres tombent en syncope. On ne contrôle plus rien quand la slide vient nous achever… Il reste alors trois étapes mais je vous laisse les découvrir par vous même, la surprise sera de taille, faites confiance au coup d’oeil malicieux de Clarence. Chapeau bas… Monsieur, j’espère être du prochain trip !

Docteur Blues

 

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